Récits

Paris se lance en guerre contre l’uberisation

Article paru sur L’Atelier sous le titre original: Uber, AirBnB, Amazon : Paris en guerre contre la Silicon Valley ? par Guillaume Degroisse
 
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Source: L’Atelier

 

Paris rejoint d’autres villes pour s’élever contre l’ubérisation. Retour sur une situation paradoxale pour une ville qui prône l’excellence dans le domaine de l’innovation.


 
Après Uber et AirBnB, la mairie de Paris s’en prend à Heetch et Amazon. Dans chacun de ces dossiers, les raisons sont différentes et loin d’ailleurs d’être toujours injustifiées. Manque de transparence fiscale, concurrence « déloyale », travail dissimulé, menace sur les équilibres et acteurs économiques de la Cité : la liste des griefs est longue. Combat que la Capitale n’est pas la seule à mener. D’autres grandes cités du monde, en Europe mais aussi aux Etats-Unis, se sont attaquées à certaines de ces stars du digital dont l’essor des plateformes s’assoit parfois sur des vides juridiques et des interprétations disons « souples » des législations locales ou nationales.
 


Paris, une ville se sentant menacée comme tant d’autres


 
On se souvient que la ville de San Francisco en 2014 avait purement et simplement interdit l’utilisation d’une application développée par les Italiens de Monkey Parking. L’idée était pourtant très bonne, puisque la startup permettait à des milliers de personnes à travers le monde de mettre aux enchères leur place de stationnement public. Lancée en mai à San Francisco, l’application avait très rapidement eu du succès auprès des automobilistes. En moyenne, une place de stationnement s’y vendait entre 5 et 20 dollars.
 
Cet exemple démontre parfaitement le fait que les pouvoirs publics ne voient pas d’un très bon oeil l’uberisation de leurs recettes. La nature des nouveaux revenus des acteurs qui permettent ces succès, qu’ils soient chauffeurs, livreurs ou loueurs de surface d’habitations, reste difficile à apprécier… et surtout à taxer. Nous retrouvons là le traditionnel combat des rentiers et des barbares, des innovateurs et des conservateurs, sans préjuger du bienfondé des uns et des autres : ceux qui font bouger les lignes en violant allégrement les frontières, prix à payer à leurs yeux pour pouvoir construire le monde de demain, et ceux qui résistent sur leur ligne Maginot, tentant désespérément de sauvegarder le monde d’hier, estimant à tort ou à raison qu’il a fait ses preuves.
 
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