Récits

Comment inviter la biodiversité en ville ?

Article paru sur The conversation sous le titre original: Ces techniques qui permettent de réintégrer la nature en ville, par Éric Duchemin
 

Ce texte présente une version adaptée d’un article de Boutaina El Jai et Diane Pruneau. Il est publié en partenariat avec [VertigO], la revue électronique en sciences de l’environnement.
 

La présence de haies en ville convient particulièrement aux moineaux, mésanges et autres petites oiseaux.
Source: cooperation.ch


 

Les techniques de restauration de la biodiversité (corridors écologiques, haies et passages fauniques) sont des mesures mises en place pour faire face à la fragmentation des habitats et des sites naturels et pour réintégrer la nature en ville. La fragmentation est un processus qui opère à l’échelle du paysage et qui se manifeste par la subdivision progressive d’un habitat donné en fragments plus petits et isolés.


 
Ce phénomène affecte autant les habitats que les populations et réduit la connectivité à l’intérieur d’un paysage ou d’un territoire, ce qui influence la distribution des espèces. Ainsi, dans le but de compenser la fragmentation des habitats et de promouvoir la biodiversité en milieu urbain, diverses structures peuvent être implantées.
 
Pour maintenir la viabilité des espèces, il est conseillé d’accroître la connectivité entre les habitats par mise en œuvre de trames vertes, bleues ou noires (pour les animaux nocturnes). La connectivité réfère à la force des liens et des interactions entre les éléments du paysage et les écotones qui en assurent la transition, ainsi qu’à la facilité avec laquelle les organismes, l’eau, la matière, l’énergie… peuvent passer d’un lieu à l’autre. La connectivité favorise la réalisation des cycles biogéochimiques et la régulation des processus écologiques.
 
 

Les corridors écologiques


 
Les corridors ou réseaux écologiques sont des éléments linéaires du paysage dont la fonction est de relier et de favoriser les flux écologiques entre des parcelles d’habitat qui, autrement, seraient isolées. Les corridors écologiques peuvent remplir plusieurs rôles à la fois : habitat (permanent ou temporaire), conduit ou couloir pour la dissémination des espèces, filtre, barrière, source (des individus émanent du corridor) ou puits (les organismes pénètrent dans le corridor, mais n’y survivent pas).
 
Ces corridors écologiques ont des avantages et des inconvénients ; leur présence peut avoir autant d’effets bénéfiques que neutres ou nuisibles. D’un côté, ils agissent comme des conduits, facilitant le mouvement des individus entre taches d’habitats, permettant des flux de gènes, réduisant les fluctuations du niveau des populations, les risques de dépression de consanguinité et diminuant ainsi le risque d’extinction des populations.
 
De même, ces corridors peuvent secourir des populations isolées (en facilitant leur déplacement), favoriser les flux écologiques, protéger les déplacements (en procurant un certain couvert) et servir de refuge temporaire.
 
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