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Jouer au foot en générant de l’énergie

Au Nigeria, à Lagos, le terrain de football du Federal College of Education est désormais équipé d’un système permettant de transformer les foulées en énergie utilisée pour éclairer le stade.


 
L’entreprise britannique Pavegen y a installé sous la pelouse des dalles piézoélectriques capables de transformer l’énergie cinétique des pas en électricité. Concrètement, les dalles, conçues avec des pneus de camions et du polymère de béton recyclés, génèrent de l’énergie électrique grâce à la pression exercée par le pas d’une personne. Selon ses concepteurs, le système Pavegen peut produire entre 4 et 7 watts par pas (en fonction du poids de la personne). Un procédé innovant et écologique pour l’Afrique qui fait face à de grosses difficultés d’accès à l’énergie et dont des pans entiers du continent se retrouvent plongés dans l’obscurité à la nuit tombée.
 
Ce projet fait suite au projet pilote de l’entreprise qui s’est avéré très concluant dans la capitale mondiale du football: Rio de Janeiro. Le premier stade de ce type a en effet vu le jour dans la favela de Morro da Mineira en 2014, à l’occasion de l’approche de la coupe du monde de football. Si ce n’est que la seconde fois que cette technologie est appliquée aux stades de foot, elle est en revanche plus couramment utilisée dans les halls de gares et les centres commerciaux. Le sol du Terminal 3 de l’aéroport d’Heathrow, à Londres en est recouvert et ces des dalles « magiques » se sont offerte un bon coup de pub en jalonnant des parcours lors des Jeux Olympiques de Londres et pendant le Marathon de Paris en 2013.
 
L’intérêt d’appliquer ce système aux stades de foot est de démocratiser l’accès à l’énergie. L’art du ballon rond est en effet le sport le plus apprécié au monde et sa pratique ne connait pas de distinction de classes. Ruelles, terrains vagues, marquages à la craie, cages artisanales, boites de conserve… tout peut être prétexte au foot.
 
La série de photographies aérienne, « Terrão de Cima » (Terrains vus d’en haut), du journaliste brésilien Renato Stockler, révèle en effet cette anarchie de terrains. Le photographe explique: « les terrains de foot sont les exutoires des vies difficiles de ceux qui habitent dans les banlieues de Sao Paulo. Ces terrains montrent le besoin du peuple de jouer, de faire du sport ». Les habitants du quartier se retrouvent généralement en fin de journée, après le labeur, alors que les températures sont plus clémentes. Les équipes se forment d’elles même, sur ces terrains vaguement équipés et pour la plupart non éclairés.
 
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TERROES DE CIMA
 
TERROES DE CIMA
 
TERROES DE CIMA
 
TERROES DE CIMA
 
TERROES DE CIMA
 
TERROES DE CIMA
 
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TERROES DE CIMA
 
TERROES DE CIMA
 
TERROES DE CIMA
 
 
 

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