Portfolios

L’homme qui faisait de l’art avec des ordures

Vik Muniz est un artiste brésilien, né à Sao Paulo mais résidant à New York. Sa renommée devient internationale en 2006 grâce à ses séries Pictures of Junk et Pictures of Garbage réalisées à partir d’ordures.


 
L’artiste se définit lui-même comme un « illusionniste low-tech » et pose la question du pouvoir des images. Sa spécialité : la reproduction de chefs-d’œuvre et d’ « icônes médiatiques ». Mais son médium est inattendu. Loin d’utiliser la photographie, la peinture à l’huile ou la gouache, Vik Muniz se sert de poussière, de sucre, de ketchup, de chocolat, de mégots, de feuilles séchées, de fils de fer, de détritus…
 
Ses séries « ordurières » font de lui un véritable Arcimboldo contemporain, troquant les fruits et les légumes pour des déchets afin de composer des portraits ou des reproductions de tableaux célèbres.
 
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Souce: mymodernmet.com

 
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Souce: mymodernmet.com

 
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Souce: mymodernmet.com

 
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Souce: mymodernmet.com

 
En 2010, durant 3 ans, Vik Muniz travaille sur la plus grande décharge d’Amérique Latine, celle du Jardim Gramacho, située dans les faubourgs de Rio de Janeiro.
A travers un projet social et participatif, il invite les « catadores » – les ramasseurs de détritus – à l’aider à collecter les déchets nécessaire à la confection de ses oeuvres.
Puis, l’artiste les prend en photo sur la décharge même, dans des positions rappelant de célèbres toiles de Francisco de Goya, Michel-Ange ou Caravage. Projetées au sol, ces photographies lui serviront de base à la réalisation de sculpture immenses, faites de bidons, de frigos, de chariots, de plastiques, de vêtements et de pneus récoltés sur la plus grande montagne de déchets du monde.
 
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David, « La mort de Marat », 1793, huile sur toile, 165 × 128 cm, Royal Museums of Fine Arts of Belgium, Bruxelles

 
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Capture d’écran du film documentaire Waste Land, réalisé par Lucy Walke

 
Source: blog.madame.lefigaro

 
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Souce: mymodernmet.com

 
« Je n’aurais jamais imaginé devenir une œuvre d’art ! » dit Tião, dans le film documentaire Waste Land, réalisé par Lucy Walke. Le collecteur de détritus est représenté en Marat, assassiné dans sa baignoire, comme l’a peint David en 1793.
Tout comme ce martyr de la révolution, Tião mène un combat au travers de l’association qu’il a fondé pour les « catadores ».
 
Pour ce peuple brésilien vivant dans une extrême misère, Vik Muniz a vendu leurs portraits aux enchères de Sotheby’s, récoltant près de 250 000$ qu’il leur ont été reversé. Une de ses installations a été présentée au Musée d’art moderne de Rio de Janeiro, durant le sommet sur le climat Rio+20.
 
Vik Muniz a un jour pu quitter le Brésil et ses conditions de vie difficile grâce à certaine une somme d’argent reçue. Il avait été témoin d’un règlement de compte et avait vendu son silence. Un tremplin nécessaire pour envisager une nouvelle vie, qu’il essaye d’offrir à ceux qui, comme lui, n’entrevoient (pour l’instant) qu’un bien sombre destin.
 

 
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Souce: mymodernmet.com

 
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