Brèves

Le camp de migrants de Grande-Synthe : L’Etat n’en voulait pas, maintenant il veut le gérer

Article paru dans 20 Minutes Lille sous le titre original: « VIDEO. Migrants: Ce camp atypique que l’État récupère à Grande-Synthe« , par Olivier Aballin
 

Bernard Cazeneuve vient d’annoncer, lundi 30 mai, que l’État va désormais gérer directement le camp de Grande-Synthe, créé par Médecins Sans Frontières…


 
D’abord l’État n’en voulait pas, de ce camp aux normes internationales, ouvert en mars à Grande-Synthe. Jugé trop grand, trop près de Calais, trop dangereux aussi, à cause du bois dont sont faits ses 220 cabanons.
 
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Dans le camp de migrants de la Linière, à Grande-Synthe, le 26 mai 2016 – O. Aballain / 20 Minutes

 
Et puis, un mois après l’installation, assumée et pilotée en grande partie par Médecins Sans Frontières (2,6 millions d’euros) et la ville, le Gouvernement a accepté de financer une partie du fonctionnement (gardiennage, sanitaires, médiation…).
 
Et encore un peu plus d’un mois plus tard, ce lundi, les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Emmanuelle Cosse (Logement) sont sur place pour annoncer la gestion en direct du camp par l’État.
 

« Partis des besoins des gens »


 
C’est un peu comme si l’État avait attendu pour voir. Parce que ce camp, le premier en France qui réponde aux normes du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés, des Nations-Unies), est atypique : Le maire écolo de Grande-Synthe, MSF et l’association Utopia56 qui coordonnait tout jusqu’ici, ont voulu en faire un véritable espace de vie. Pas simplement un lieu de mise à l’abri. « On est partis des besoins des gens », résume Céline Bourse, d’Utopia56.
 
Le grand espace de rechargement (des dizaines de prises électriques sont disponibles) planté à l’entrée en est l’un des signes. « Au Basroch (l’ancien camp-bidonville du Basroch, à Grande-Synthe) l’électricité manquait complètement, ils ne pouvaient rien faire », témoigne Céline Bourse.
 
Mais l’espace-laverie, juste un peu plus loin, est encore plus emblématique. « Pouvoir laver ses vêtements et les sécher quand on a pris la pluie, c’est fondamental. Et puis il y a aussi les besoins des familles, avec leurs enfants ».
 
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Dans le camp de migrants de la Linière, à Grande-Synthe, le 26 mai 2016 – O. Aballain / 20 Minutes

 
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