Portraits

Architectes, startups, artistes, acteurs du changement, le futur quartier des Groues, entre La Défense et Nanterre, attend vos idées !


L’Établissement public d’aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA) et la ville de Nanterre ont lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour réaménager le quartier des Groues.
Le « onzième quartier de Nanterre » devrait ainsi se refaire une jeunesse, mais avant de construire, il faut dynamiser!


 

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Avec ses 47 hectares de friche ferroviaire, le quartier des Groues à Nanterre possède un patrimoine industriel au potentiel de reconversion évident .
Ce territoire, situé à la frontière de la Défense, premier quartier d’affaires européen, et du pôle universitaire de Nanterre, occupe une position stratégique pour assurer la rencontre de ces deux mondes, favoriser le développement de la nouvelle économie cognitive tout en offrant les aménités d’un quartier à part entière. Bientôt desservi par la ligne 15 du Métro Grand Paris et le prolongement ouest du RER E, il devra servir de levier à la revivification d’un territoire ouvrier et populaire . En accueillant des projets favorisant la mixité sociale et fonctionnelle, le quartier des Groues permettra à celui de la Défense de s’ouvrir à de nouveaux usages résidentiels et de changer son image de quartier sans vie. Loin de devenir une extension du quartier d’affaires, « l’arrière-cour de La Défense », le projet des Groues a l’ambition d’en devenir son poumon, d’en assurer la centralité. Non plus simple lieu de passage et de résidence, mais destination culturelle et espace de vie, le nouveau quartier, décloisonné et éclectique accueillera un vivier d’énergies créatives avant de proposer une offre de logements, d’activités économiques, d’équipements et de services.
 
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Le projet de requalification du quartier des Groues. Images : EPADESA

 
 

« L’esprit des Groues », sorte de cahier des charges du projet, repose sur certains principes:


 
– Mixité fonctionnelle: La construction de 150 000 mètres carrés de bureaux et de logements à l’horizon 2020 doit conserver le quota déjà existant de 50% de résidents et 50% de salariés alors même que le nombre d’habitants passera de 90 000 à 115 000. Sur les 5 000 nouveaux logements prévus, 30% de logements sociaux devront servir au relogement des habitants de la cité du Parc dont la « transformation » devrait être engagée simultanément.
Concernant les nouvelles entreprises, elles viendront s’implanter autour d’un cœur économique encore battant.
 
– Opportunités foncières pour les entreprises innovantes : Start up, mais aussi artisans et autres métiers ayant du mal à s’insérer dans le tissu urbain sont invités à venir s’agréger autour des PME déjà en place. La vie du quartier et son attractivité doit aussi passer par le développement d’activités secondaires et tertiaires ainsi que par la création d’emplois.
 
– Animation des rez de chaussée : Pour ne pas donner naissance à un quartier sectorisé dont les fonctions seraient cloisonnées en hauteur, l’occupation des rez-de chaussés par des cafés-restaurants, petits commerces de proximité, centres culturels, AMAPs, conciergeries… est envisagée. Ainsi, la mixité à l’échelle de la cage d’escalier inviterait résidents et salariés à se rencontrer autour de services répondant à leurs besoins conjoints. L’immobilier d’entreprise doit être pensé ouvert sur la rue et la ville.
 
– Energie-Climat: Noues, filtration, récolte des eaux pluviales et énergies vertes sont évidemment au rendez-vous. Cependant la course à la labellisation n’est pas au programme, l’énergie doit être pensée selon les usages de ses consommateurs.
 
– Révolution qualitative: Les Groues ne doit pas devenir une extension du quartier d’affaire, mais au contraire lui être complémentaire et apporter à ses usagers une nouvelle qualité de vie. Des réunions de concertation ont eu lieu afin d’identifier les besoins et désirs des riverains. En est ressorti une absence d’opposition à la densification mais de réelles attentes concernant la réinvention de l’urbanité. Pour s’ancrer aux usages préexistants , le projet doit être conçu comme évolutif. La programmation doit prendre en compte le principe de progressivité du tissu urbain, seule manière d’ assurer la prise en compte de la qualité de vie dans un contexte de chantier. La double temporalité, celle du chantier et celle des habitants déjà sur place est un élément fondamental à prendre en compte.
 
Voici pourquoi l’AMI se construit en deux volets: Préfigurer et Construire. Les candidatures sont à déposer avant le 27 juin.
 
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L’emprise du projet Play Groues

 
 

Préfigurer: Animer avant d’édifier


 
Ainsi, avant même que la phase de « construction » ne soit entamée, la « préfiguration » de la mutation du quartier doit être esquissée. En faisant pénétrer les Groues dans l’esprit des grands-parisiens comme une destination attractive, ce territoire pourra commencer à être habité avant même que les nouveaux logements n’aient émergé.
 
Le réinvestissement du patrimoine immobilier existant servira à accueillir des projets éphémères (censés rester jusqu’à la fin du chantier). Cependant, si un projet particulier séduit les riverains et se place de cette manière comme pilier du nouveau quartier, sa pérennisation devrait être envisagée. 2 halles désaffectées, un bâtiment de 5 étages et une friche « nue » sont destinés à accueillir fab labs, espaces de coworking, ateliers d’artistes, fermes urbaines, épiceries solidaires, cinémas éphémères, cantines de chantier, manifestations culturelles, ateliers de recyclage et de fabrication, petites imprimeries et bien d’autres fabriques d’urbanité.
 
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Les quatre terrains destinés à accueillir le volet Préfigurer

 
 

Mobiliser des équipes pluridisciplinaires pour « réinventer » La Défense


 
A l’horizon 2020 seront ensuite livrés: 340 000 m² de logements, 230 000 m² de bureaux et 60 000 m² de commerces, activités, services et équipements. La caisse des dépôts et des consignations accompagne l’EPADESA dans ce projet. Cet établissement public contribue en effet déjà au développement des territoires en tant qu’investisseur sur fonds propres. Il propose d’apporter son expertise et sa compétence en montage économique aux équipes pluridisciplinaire répondant à l’AMI. « Hélas, nous possédons plus de fonds propres que de projets à réaliser » confie son représentant à une visite de site organisée par l’EPADESA.
 
L’EPADESA quant à lui se réserve l’aménagement des espaces publics du quartiers, autour d’une place centrale attenante à la gare et d’une ceinture verte longeant le linéaire ferroviaire. La prise en compte du patrimoine industriel, du génie des lieux, de l’identité paysagère et le refus de la table rase sont les mots d’ordre de la renaissance urbaine de ces 76 ha jusqu’ici lourdement enclavés et jouant bientôt le rôle de « liant territorial » hautement connecté.
 
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Emplacement de la future gare de la ligne 15 du métro du Grand Paris

 
Alors, faiseurs de ville, startups, architectes novateurs, artistes, entrepreneurs, acteurs du changement, lancez vous dans ce beau projet et soumettez vos propositions ici avant le 27 juin et assistez à la prochaine visite guidée des lieux le 1er juin !
 
 
 

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