Récits

Marseille : Les jeunes des quartiers nord ont créé leur journal

Article paru sur Vice sous le titre original: Les ados des quartiers nord de Marseille ont leur propre fanzine, par Romain Gonzalez
 

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Des jeunes du quartier lors de la création du troisième numéro du fanzine, consacré au football – Source: Vice

 

Dans l’imaginaire collectif, les quartiers nord de Marseille renvoient à plusieurs choses : les échanges de tirs entre dealers, l’absence de perspective professionnelle, la Castellane – et, par conséquent, les premiers dribbles de Zidane. Il est plus rare d’en entendre parler sous l’angle artistique – du moins, sans tomber dans un cliché candide qui mépriserait le quotidien des habitants sur place, englués dans pas mal d’emmerdes.


 
Depuis quelques mois, des kids du Grand Saint Barthélémy – qui comprend plusieurs cités dont la Busserine – sont incités à créer leur propre fanzine, dans le cadre d’une collaboration entre le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) de la région et un centre social du quartier, l’Agora. « Nos Blazes », « Hip-Hop et Vendetta », « Droit au but », « 13014% Saint Barth’ Le Grand » – les quatre créations de ces ados évoquent directement leurs passions et leurs centres d’intérêt, du foot à la musique en passant par leurs potes. Accompagnés au quotidien par les artistes Laura Morsch-Kihn et Antoine Gautron Verhelle, ces gamins ont créé ces fanzines en amont du festival Rebel Rebel, qui se tient à partir du 22 avril dans la cité phocéenne.
 
Ballons de foot lancés contre des feuilles A4, visages plaqués dans la photocopieuse, digressions sur leur visite dans un musée : ces ados ont utilisé tout ce qui leur tombait sous la main pour donner naissance à leur propre œuvre, hyper personnelle et artisanale.
 
Si, en 2016, le fanzine est souvent monopolisé par les milieux artistiques urbains et assez aisés, il est pourtant un moyen facile pour n’importe qui de s’exprimer autrement que virtuellement – l’un des derniers médiums susceptibles de créer une trace autre qu’une suite indigeste de 0 et de 1. J’ai voulu rencontrer Laura, Antoine, ainsi qu’Enzo – l’un des ados ayant participé au projet – afin d’en savoir plus sur leur vision de l’art au sein des quartiers, et sur la façon dont ils ont accouché de quatre livrets uniques.
 
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