Récits

Le Clacc , le collectif qui tente de « faire revivre la rue algérienne »

Article paru sur Worldzine sous le titre original: Du théâtre au street art, les artistes algériens descendent dans la rue, par Laetita Della Torre
 
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© Ashka Photography

 
Jouer de la guitare au coin d’une rue peut parfois suffire à mener au commissariat. C’est en tout cas ce qui est arrivé à Moh Vita Boy, de son vrai nom Mohamed Dadah, jeune homme au chômage qui exerçait son art sur son carré de trottoir afin d’égayer l’atmosphère d’Alger et d’arrondir ses fins de mois. Le motif de son passage d’une heure au poste ? « occupation illégale de l’espace public » et « mendicité professionnelle ». Son arrestation par la police le 14 janvier 2016 a provoqué une vive réaction dans les milieux artistiques algériens. Des concerts de solidarité ont été organisés, un bref mouvement de contestation a vu le jour, vite baptisé par la presse « la révolution des guitares ».
 
Mais c’est évidemment loin d’être la première fois que des artistes tentent de s’approprier un espace public particulièrement verrouillé. Notamment en raison de l’Etat d’urgence instauré en 1992, suite à la guerre civile déclenchée par le conflit opposant le gouvernement et divers groupes islamistes. L’Etat d’urgence a été abrogé officiellement en 2011, mais la rue reste toujours un espace à reconquérir comme le rappelle le journal El-Watan : «C’est dans un tortueux effort qu’Alger tente depuis des années de sortir de sa torpeur, proposant divers événements conjoncturels qui peinent à s’inscrire dans la durée. Le manque de loisirs est frappant. En retardant la fermeture des commerces tard le soir en été, et même en multipliant la présence policière, la wilaya d’Alger se heurte à un problème résolument ancré dans la société algérienne. Les gens ne sortent plus, si ce n’est pour aller d’un point A à un point B.»
 

Le Clacc , le collectif qui tente de « faire revivre la rue algérienne »


 
Une tendance que tentent donc tant bien que mal d’inverser de nombreuses associations. Parmi de multiples initiatives, prenons par exemple le cas du Clacc ou Collectif pour La liberté de l’action culturelle et citoyenne.
 
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