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Jean-François Zevaco, l’architecte qui a marqué d’une empreinte indélébile le Maroc

Article paru sur le Huffington Post sous le titre original: Jean-François Zevaco, ce génie casablancais mort dans l’oubli, par Youssef Roudaby
 

Fin Mars, Casa Patrimoine, société de développement local chargée de la préservation du patrimoine casablancais, annonçait la réhabilitation du dôme Zevaco, trônant à la place des Nations unies de la ville blanche. Devenu un point de rencontre emblématique des habitants de la métropole, ce monument moderne est l’un des témoins de la création de son architecte, Jean-François Zevaco, qui a consacré son parcours à asseoir le principe même de modernité dans l’architecture marocaine.
 
 

Le Casablanca moderne de Zevaco


 
La place des Nations unies, où trône le dôme de Zevaco – Source: Le Huffington Post

 
Peu de Casablancais s’en souviennent, mais le dôme de Zevaco, que la plupart des habitants de la ville blanche appellent « kora ardia », ne ressemblait pas à ce qu’il est aujourd’hui. Cette installation, repeinte aux couleurs du drapeau marocain, résumée uniquement à sa structure métallique, était jadis vêtue de plaques en résine multicolores lui conférant un côté ovni, à la fois imposant mais tout en apesanteur. Transparente, elle avait également pour rôle d’éclairer le passage souterrain qui faisait le lien entre la ville-nouvelle et la médina.
 
Vue de l’intérieur du dôme de Jean-François Zevaco – Source: Le Huffington Post

 
« C’est une installation gravée dans la mémoire et les références urbaines de tous les Casablancais », estime l’architecte Rachid Andaloussi, qui a eu la chance de rencontrer l’artiste pendant ses années d’études. « Zevaco est parvenu, à travers son oeuvre, à marquer d’une empreinte indélébile l’espace public », poursuit le président de Casamémoire, qui regrette la démolition d’une autre oeuvre plastique de l’architecte: le pavillon du Maroc à la foire internationale de Casablanca.
 
Le pavillon du Maroc à la foire internationale de Casablanca – Source: Le Huffington Post

 
Si l’on ignore les raisons de la disparition de ce monument de l’espace public, comme c’est le cas de plusieurs oeuvres architecturales à Casablanca et ailleurs, les rares photos ayant survécu montrent un édifice défiant toute pesanteur. Une pyramide à quatre côtés inversée et dont le sommet a été enfoncé au sol. Une oeuvre futuriste dessinée avec l’architecte Emile Jean Duhon en 1954, ayant travaillé pour Hassan II pendant plus d’une décennie.
 
Mais l’oeuvre de Jean-François Zevaco ne peut être réduite à ses installations urbaines. Car ce natif de Casablanca, formé aux Beaux-arts de Paris, est avant tout l’architecte qui a dessiné plusieurs édifices qui font désormais partie du quotidien des Marocains. En témoigne la très fréquentée villa Zevaco, initialement conçue pour la famille Suissa, et qui portait son nom d’ailleurs, qui abrite depuis plusieurs années l’enseigne Paul, spécialisée dans la restauration.
 
Le salon de Jean-François Zevaco – Source: Le Huffington Post

 
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