Portfolios

Thomas Dambo, l’artiste ami des oiseaux

Depuis plusieurs années, Thomas Dambo, un artiste et designer danoi sème des nichoirs dans la ville afin d’inviter les oiseaux à y élire domicile.


 
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© Thomas Dambo

 

« Happy City Birds » est un projet de street-art universellement intelligible. « Tout le monde ne comprend pas le grafitti, mais même la grand-mère de Thomas comprend le but des birdhouses » peut on lire sur le site de l’artiste.
Fidèle à ses méthodes de travail, Thomas utilise du bois recyclé afin de confectionner ces abris pour tétrapodes ailés. Tantôt assemblés en sculptures, tantôt disséminés individuellement, tantôt fabriqués au cours d’ateliers participatifs, parfois camouflés, souvent colorés, ces logis perchés invitent l’oiseau à l’escale urbaine, entre Beyrouth et Copenhague.
 
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© Thomas Dambo

 
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A Beyrouth © Thomas Dambo

 
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© Thomas Dambo

 
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© Thomas Dambo

 
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© Thomas Dambo

 
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© Thomas Dambo

 
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© Thomas Dambo

 

Pourtant n’ayez crainte, les oiseaux ne désertent pas nos villes, bien au contraire. Selon de nombreuses études (dont Les oiseaux dans la ville), les bestioles ailées quittent les campagnes, les cultures intensives et les produits phytosanitaires pour trouver refuges dans les cavités du mail urbain. Ainsi il est coutume d’observer mésanges, rouges gorges et étourneaux picorer entre les pavés. Mais la ville ne constitue pas pour autant un paradis, et les mesures de jardinage et d’entretien des espaces verts pratiquées mettent régulièrement en péril les jeunes couvées, notamment les élagages et débroussaillages menés en pleine période de nidification. La gestion différenciée est une méthode de travail que bien des services d’espace vert des municipalités doivent encore mettre en place, mais bien que la route soit encore longue, de nombreuses mesures favorisant la biodiversité urbaine sont enclenchées.
 
Ségolène Royal, la ministre de l’Écologie est sur le point d’interdire les traitements chimiques (insecticides, herbicides ou fongicides) dans les jardins publics. A l’horizon 2022, elle espère faire appliquer cette mesure dans les jardins des particuliers.
 
Comprenez le bien, l’avifaune est une de nos alliée. Les oiseaux sont de merveilleux prédateurs d’insectes dévoreurs et en ingérant les fruits dont ils excrètent les graines, ils ensemencent nos villes aussi efficacement que nos semelles !
 
Pour aller plus loin sur la question de la biodiversité en ville, lisez ici la retranscription de notre rencontre avec Nathalie Machon, professeur d’écologie au Muséum national d’Histoire naturelle
 
 
 

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