Brèves

Une oeuvre d’art grandiose projette le visage des exilés de Calais sur les falaises de craie

Article paru sur Nord Littoral sous le titre original: Des visages d’exilés projetés en catimini au cap Blanc-Nez
 

Les falaises du cap Blanc-Nez, selon la lumière, prennent des reflets toujours différents. Mardi, le spectacle a été aussi atypique qu’époustouflant. Grandiose et symbolique. Les visages d’Ayman, Nati, Ahmedin, Youssouph, Nasrat, cinq exilés de la Jungle de Calais, sont apparus sur la craie. Personne n’a rien vu, et pourtant l’événement était de taille. Derrière cet événement qui n’a pas été rendu public, un artiste lillois : Clément Lesaffre. Ce n’est pas la première fois qu’il s’attaque à ce type de projection.


 
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De gauche à droite les visages d’Ayman, Nati, Ahmedin, Youssouph, Nasrat, cinq exilés de Calais que Clément Lesaffre a rencontrés. Avec le projet Racines, il rend hommage à ces hommes.

 

Projection grandiose et émotion


 
Il a cherché le meilleur endroit. A installé son matériel et s’est mis au travail, dès 18h45 mardi dernier. L’objectif était de réaliser une projection des visages des exilés qu’il a rencontrés en décembre pour son projet artistique Racines. Avoir l’image, la symbolique et fixer cette démarche en vidéo. Quand les visages sont apparus sur les falaises, l’émotion l’a envahi. Un moment toujours très fort pour l’artiste. Pourquoi ne pas l’avoir partagé, ne pas avoir annoncé son projet et permis une projection aux yeux de tous ?
 
L’artiste s’explique. « Pour une question de sécurité. A la fin, on s’est fait piéger par la marée avec tout le matos. » Et d’ajouter : « Ce n’était pas un spectacle rodé, là. Racines existe sous cette forme, comme pour l’embrasement des terrils, où le spectacle est millimétré etc. »
La finalité est un documentaire sur son projet Racines à Calais, qui a pris naissance au cœur de la Jungle. Dans ce bidonville, alors qu’il rencontrait les migrants, il est tombé sur une équipe audiovisuelle « qui (l’a) questionné, ils voulaient (le) filmer, lors des moments de vie avec les migrants pour faire un documentaire. Ils ne pouvaient pas tomber mieux, j’entamais mon projet Racines. » Un projet de documentaire naît. « Nous l’avons commencé à Calais, puis à Douvres ou nous devions normalement obtenir la fin. » Il est pour le moment en cours.
 

« Les faire passer à Douvres »


 
« C’est avant tout un but humain, une façon de les faire passer à Douvres, redonner de l’espoir. »
 
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