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La ville de New-York coule de vieux wagons pour attirer les poissons

En 2001, la ville de New York a mis en place un vaste projet de recyclage de ses anciennes rames de métro. Immergés à 25m de profondeur au large de la côte est-américaine, les carcasses de ferrailles constituent désormais un récif artificiel, propice au développement de nombreuses espèces marines.

 
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Photographies: Stephen Mallon

 

Non, il ne s’agit pas de faire de nos fonds aquatiques de vastes décharges invisibles, mais bien de porter un projet écologique. 95% des fonds marin à l’Est des côtes Américaines sont composés de sable nu, peu accueillant et dépossédés de toute anfractuosité où se cacher ni où déposer ses oeufs. Les vieilles rames « métropolitaines » permettent donc d’y placer l’accident, le relief, le refuge (contre les prédateurs et la pêche industrielle), et la paroi sur laquelle de nombreuses algues nourricières se développent. Ces récifs artificiels invitent ainsi la faune et la flore à y proliférer.
 
Depuis 1904, le métro de New York possède la plus grande artillerie de wagons au monde avec 6325 voitures dénombrées en 2013. Mais l’automatisation du réseau métropolitain en 2000 demande le remplacement de quelque 2500 wagons qu’il est alors nécessaire de recycler. L’idée brillante consiste donc à faire subir aux carcasses ferrées un grand nettoyage censé les délester de toute matière toxique et polluante (huiles, graisses…) avant de les immerger.
 
Et maintenant admirez les incroyables photographies de Stephen Mallon
 

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