Portraits

« Womenability” l’asso qui fait un tour du monde de 25 villes, afin de “rendre la rue aux femmes”

Article paru sur les Inrocks sous le titre original: Bientôt les femmes ne seront peut-être plus en danger dans la rue
 
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Emma Stone dans Easy girl

 

Les inégalités femmes/hommes s’expriment aussi dans l’espace public et dans la rue. Pour y mettre fin, l’association “Womenability” s’est lancée dans un tour du monde de 25 villes, afin de trouver des solutions, pour “rendre la rue aux femmes”.
Eviter certains quartiers ou rues la nuit tombée, tirer sur sa jupe pour la faire apparaître plus longue, presser le pas et vérifier que nous ne sommes pas suivies le soir quand on rentre tard… Beaucoup de femmes ont intériorisé ces gestes et comportements quand elles marchent dans la rue, et les effectuent machinalement ; parce qu’on leur a appris à “faire attention”, ou parce qu’elles se sont fait harceler trop de fois dans la rue.


 
Yves Raibaud, géographe, a étudié l’utilisation de l’espace public en fonction des genres. Selon lui, depuis leur plus jeune âge, on apprend aux femmes que l’espace public est un lieu de danger et d’insécurité. De façon générale, elles l’occupent moins que les hommes ; elles sont par exemple moins présentes dans les cafés, les infrastructures sportives ou les transports en commun le soir. Elles seraient également plus mobiles : il est rare de voir des femmes errer dans la rue sans but précis, contrairement aux hommes. Elles adoptent également une allure particulière : ni trop rapide (pour ne pas donner l’impression qu’elles ont peur), ni trop lente (pour ne pas donner l’impression de “chercher l’aventure”).
 
Pour Charline Ourraki, ces stratégies d’évitement ne sont pas viables à long terme, et ne permettent pas de faire évoluer les mentalités et de redonner aux femmes confiance en la ville. C’est pour cette raison qu’elle a fondé, avec Audrey Noeltner et Julien Fernandez, l’association Womenability. Leur ambition : “rendre l’espace public aux femmes“. Selon eux, les villes sont construites et gouvernées par et pour les hommes, laissant peu de place “aux besoins et aux voix des femmes“.
 

Une charte internationale pour une ville plus mixte


 
Leur objectif : créer une charte internationale pour une ville plus mixte. Pour cela ils ont commencé, le 3 mars 2016, un tour du monde de 25 villes…
 
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Et pour aller plus loin, consultez ici notre rencontre avec Pascale Lapalud de l’association Genre et ville
 
 
 

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