Brèves

Les innovations « life style urbain » de la semaine

Article paru sur Le Monde sous le titre original: Villes innovantes : une ferme urbaine dans une tour de bambous
 

Chaque semaine, Francis Pisani, journaliste et spécialiste des technologies de l’information, commente pour Le Monde sa sélection de l’actualité des mutations urbaines.


 
Une tour agricole – littéralement « ferme du ciel » – pourrait un jour faire son apparition dans le ciel de nos villes. Le cabinet Rogers Stirk Harbour + Partners vient en effet de se voir attribuer à Cannes le prestigieux prix MIPIM pour les « projets futurs » en proposant une haute structure faite essentiellement de bambous et permettant la culture de produits à croissance rapide (comme fraises, épinards et laitues) tout au long de l’année. Elle mélange l’aquaponie, l’hydroponie et l’aéroponie sur une échelle audacieuse. Chacune de ces approches a déjà fait ses preuves sur des échelles plus petites. Reste à savoir ce que cela donnerait sur une telle structure. Mais l’idée étant de faire face aux besoins croissants de nourriture et de réduire l’empreinte carbone due à l’alimentation des villes, on ne peut qu’encourager ce genre d’expérience, d’autant plus volontiers qu’elle s’appuie sur une approche esthétique.
 
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Un des aspects de Skyfarm, la ferme du ciel – Image fournie par Roger Stirk Harbour + Partners http://www.rsh-p.com/projects/skyfarm/

 
Un style de vie « techno » est en train d’émerger dans les start-up de Silicon Valley, a constaté Farhad Manjoo, chroniqueur du New York Times, lors de sa visite au festival South By Southwest (SXSW) qui s’est tenu du 7 au 20 mars à Austin, au Texas. Lassés des apps et des ordis qui ne se renouvellent guère en ce moment, les fous volants de la région de San Francisco appliquent leur façon de penser et de faire à la nourriture (le biohacking de Nootrobox) ou aux vêtements (MinistryOfSupply).
Il pourrait bien en résulter un nouveau « life style » dont les start-up espèrent qu’il nous sera transmis par les geeks auxquels nous devons nos mobiles, nos apps et le reste. Ça n’a pas l’air d’une bonne nouvelle. D’abord parce que ce genre de mode contribue souvent à accroître les inégalités, un souci majeur pour les villes, mais aussi dans la mesure où les geeks humainement épanouis sont encore plus rares que les logiciels sans bogues. Il s’agit dans la plupart des cas de simples produits de consommation et non d’outils qui présentent des risques mais offrent en outre, des opportunités.
 
Après le co-working, le co-living… les jeunes se mettent à partager leurs appartements de façon tellement systématique que cela devient un business pour start-up.Paralysés par le coût des loyers dans certaines villes américaines (New York et San Francisco notamment), le nombre de jeunes contraints de partager espaces et loyers a doublé depuis 1980.
 
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Jeunes musiciens d’Amsterdam vivant en commune – Photo Jorge Royan CC BY-SA 3.0 https://en.wikipedia.org/wiki/Commune#/media/File:Amsterdam_-_Young_musicians_

 
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