Récits

Des drones pourraient bien servir à constituer une base de données archéologiques 3D utile pour la reconstruction du patrimoine syrien menacé

Article apru sur Exponaute sous le titre original: Drones et numérisation pour sauver les sites archéologiques de Syrie ?
 

Afin de conserver la mémoire des sites syriens, pourquoi ne pas les numériser, à partir d’images filmées par des drones ? C’est en tout cas l’idée défendue par la start-up Iconem qui a récemment entamé une campagne de survol des sites syriens dans une ultime tentative de préservation de ces lieux inestimables…


 
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©Iconem

 
C’est une ritournelle sombre et désespérante qui revient à nos oreilles depuis maintenant quatre ans. Les ravages de la guerre en Syrie, les exactions commises par les fanatiques de l’organisation État Islamique, la destruction systématique du patrimoine de l’Humanité… La folie des dirigeants et la barbarie religieuse couplées et l’on obtient une situation absolument désastreuse pour la mémoire de l’Homme.
 
Certaines âmes sombres estiment déjà que des sites comme Palmyre sont définitivement perdus, d’autres continuent d’espérer qu’une solution peut être trouvée. Parmi ces lueurs d’espoir brillent les créateurs de la start-up Iconem. Leur idée ? Créer des répliques numériques de ces lieux patrimoniaux qui pourraient, peut-être, servir à rebâtir les sites de toute pièce ou, dans une moindre mesure, réparer les dommages causés par les fous d’Allah.
 
La tâche est herculéenne mais la start-up Iconem ne rechigne pas. Cette entreprise française est en effet leader mondial en matière de numérisation 3D de sites patrimoniaux et archéologiques. Dans le cadre d’une collaboration établie avec la DGAM (Direction Générale des Antiquités et des Musées Syrienne), ils ont établi le projet « Syrian Heritage ». Le principe ? Constituer la plus grande base de données archéologiques 3D dans le but de garder une trace du patrimoine de Syrie qui se trouve menacé par l’État Islamique et les bombes de la guerre qui ensanglante le pays depuis tant d’années.
 
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©Iconem

 

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Et pour aller plus loin, cliquez ici pour lire notre article: La difficile formalisation de la mémoire. Y est abordé entre autre le cas de la ville de Dresde en Allemagne qui n’a conservé aucun des stigmates du bombardement de 1945. Les édifices emblématiques du style baroque, entièrement rasés par l’aviation anglaise ont été reconstitués à l’identique. Cette politique de déni du passage de l’histoire pourrait bien s’appliquer à toute la ville. Au train de la reconstruction de ce décor artificiel, la tragédie de 1945 pourrait, d’un point de vue architectural, être effacée d’ici 2025, suscitant la controverse de l’authenticité et de la dénégation de la mémoire.
 
 
 

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