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Les femmes street-artistes, oui, ça existe !

A l’occasion de la journée des droits des femmes, laissez nous vous présenter un petit tour d’horizon de ces femmes qui s’approprient la rue. Le street art, souvent associé à la figure masculine accueille pourtant de nombreuses « femmes de l’ombre ».
 


Lady Pink


 
Née à Ambato, en Équateur, Lady Pink, surnommée « la première femme du graffiti », fut l’une des premières femmes active parmi les pionniers du graffiti urbain à New York dans les années 1980.
 
En 85, elle cesse de peindre dans le métro new-yorkais pour se consacrer à l’exécution de fresques sur commande. Aujourd’hui, elle dirige une société de réalisation de fresques avec son époux, le graffeur Smith et ses toiles sont exposées dans les plus grands musées américains.
 
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Source: streetartnyc.org

 
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Bambi


 
Son travail parsème les rues et les viaducs du nord de Londres et s’invite dans les maisons de célébrités comme Kanye West, Rihanna, Robbie Williams ou encore Adele.
 
L’artiste du graffiti se révèle comme une ardente féministe qui envisage ses œuvre comme des « croisade sociale ». « Culte de la célébrité et des corps, mode, politique et publicités sur papier glacé sont ses principales sources d’inspiration. « Et bien sûr, l’auto-réflexion sur les questions relatives aux femmes telles que les mutilations génitales féminines. » confie t-elle à the Guardian. Sa féminité est au centre de son travail et des messages sociaux qu’elle cherche à faire passer. Et la jeune femme s’insurge lorsqu’elle se voit appelée «le Banksy féminin» !
 
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© Jeff Blackler:Rex

 


Kashink


 
Artiste atypique, Kashink s’amuse souvent à porter une moustache. Ses personnages protéiformes viennent tout droit de l’imaginaire qu’elle charrie avec ses origines, à la fois slave et hispanique. Bien loin des références traditionnelles du graffiti « girly », ses dessins de monstres à plusieurs yeux sont très colorés.
 
L’égalité des droits homme/femme, l’homosexualité, la religion… sont des sujets dont elle aime faire tomber les tabous en recouvrant les murs. Engagée, elle réalise régulièrement des fresques pour l’égalité des droits avec Act Up !
 
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Source: Acclaim mag

 
photo © Jaime Rojo)
© Jaime Rojo

 


Clare Rojas


 
Clare Rojas, de père péruvien, est une artiste basée à San Francisco. Plus que le vocabulaire du graffiti, c’est celui l’art populaire qu’elle utilise dans ses fresques murales. Ce domaine, traditionnellement pratiqué par les femmes, leur a permis, au fil des siècles, de s’exprimer librement. Sur le mur du Miami’s Wynwood Arts District, c’est le point de vue féminin qu’elle cherche à valoriser en représentant une femme dirigeant le regard d’un homme.
 
Ses contes populaires, nostalgiques et subversifs défient le genre ou plongent dans l’abstrait. Son art instinctif est pour elle une manière de ressentir plutôt que d’intellectualiser.
 
Le mur Wynwood
Source: superradnow.wordpress.com


 
Source: creativeworkfund.org

 


Miss Van


 
C’est à Barcelone la turbulente qu’elle a élu domicile, mais avant ça, Miss Van a commencé à laisser son empreinte dans les rues de Toulouse à l’âge de 18 ans.
 
Se placer à la marge, déconstruire les stéréotypes, briser les règles, Miss Van adore ça! Tandis que les graffeurs posent leur blaze, elle prend pour signature un personnage, au lieu d’utiliser la bombe, elle choisit l’acrylique et les pinceaux et plutôt que le Bronx, elle préfère le Louvre. Les styles se croisent, entre graffiti et inspiration flamande du XVème siècle, dans ses oeuvres dont les poupées occupent une place de choix.
 
Source: shbarcelona.com

 
© Martha Cooper for Wynwood Walls

 


Maya Hayuk


 
Originaire d’Ukraine, Maya Hayuk s’inspire du courant Punk-Rock et de l’art populaire d’Europe de l’Est. Basée à Brooklyn, elle compose ses visions psychédéliques et géométriques dans des tons acidulés. « Petite, mes grands-mères m’apprenaient l’artisanat de la broderie et du batik: l’art de décorer les oeufs » raconte t’elle. Un savoir qu’elle a mis au service de l’art de rue, lui donnant ainsi une esthétique kaléidoscopique.
 
Depuis 2002, Maya Hayuk a rejoint le crew des Barnstormers (dont fait partie Swoon). Elle est régulièrement commissaire d’expositions d’art contemporain urbain à travers le monde.
 
Source: brooklynstreetart.com

 
Source: sky-parlour.blogspot.com

 
 
 

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