Brèves

Ces actions au coeur de l’espace urbain qui dénoncent le harcèlement de rue

A l’occasion de la journée des femmes, Lumières de la ville vous propose un petit tour d’horizon des actions menées dans l’espace public pour dénoncer le harcèlement des femmes.
 

« Stop ça suffit »


 
La campagne « Stop, ça suffit » a été lancée en novembre dernier par le gouvernement en partenariat avec la RATP et la SNCF. Affiches dans les métros et gares, clip vidéo sur internet, dépliants… rappellent que le harcèlement sexiste dans les transports est puni par la loi, et poussent les témoins à réagir. #HarcèlementAgissons a par ailleurs été lancé sur Twitter ainsi qu’un numéro d’alerte de la SNCF (3117), accessible par SMS et permettant de signaler une situation d’urgence plus discrètement qu’en téléphonant.
 

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Du 12 au 18 avril dernier, avait lieu la semaine internationale contre le harcèlement de rue. Selon le rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, 100 % des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois dans leur vie, dans ces mêmes transports, le harcèlement sexiste ou une agression sexuelle.

 

Pour dénoncer ces harcèlements de rue dont sont victimes tant de femmes tous les jours, les initiatives furent nombreuses au cours de cette semaine. Parmi celles-ci, nous en avons sélectionnés quelques-unes agissant durant cette semaine, ou plus tôt, mais toujours dirigées contre ces harcèlements, et prenant place au coeur de l’espace urbain.

 

« Zone anti-harcèlement »

 
A New York, des affiches anti-harcèlement de rue ont été posées par le collectif Feminist Apparel. Ces affiches annonçaient que telle ou telle rue devenait alors une « zone anti-harcèlement ». Ces pancartes dotées d’un ton humoristique étaient finalement tout à fait sérieuses.

 

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« Si seulement les hommes étaient dégoutés du viol comme ils le sont des menstruations »


 
Un peu plus tôt, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la Femme, le 8 mars, c’est dans les rues de Karlsruhe (Allemagne), qu’une jeune militante féministe a décidé de mener une action en collant des serviettes hygiéniques un peu partout dans l’espace urbain pour faire passer le message. Son objectif était clair, attirer l’attention du grand public sur l’égalité homme-femme mais aussi sur les harcèlements de rue. Pour y parvenir, le procédé était on ne peut plus interpelant.

 

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« Stop telling women to smile »


 
Le street-art n’est pas en reste avec le sujet. En effet, c’est à Brooklyn que Tatyana Fazlalizadeh, une street-artiste décide en 2012 de lancer l’opération “Stop telling women to smile” grâce à ses oeuvres de street-art collées sur les murs de sa ville. Des femmes dessinées en noir et blanc, le tout agrémenté de phrases chocs telles que “Ma tenue n’est pas une invitation” ou “Les femmes ne sortent pas pour vous divertir”, étaient alors affichées dans les rues de Brooklyn.
 

Cette année à l’occasion de le semaine internationale contre le harcèlement de rue, Tatyana Fazlalizadeh a eu la bonne idée de lancer le 17 avril, une nuit de collage solidaire. Les habitants du monde entier ont ainsi été appelés à redécorer les façades de leurs immeubles aux couleurs du projet “Stop telling women to smile”.

 

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