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A Chypre, Famagouste, coupée en 2 depuis 42 ans pourrait être réunifiée en éco-cité

Article paru sur Atlantico sous le titre original: « A Chypre, la ville de Famagouste est coupée en 2 depuis 42 ans. Aujourd’hui des habitants veulent la réunifier et la transformer en éco-cité »
 
famagouste
 
Depuis l’invasion de la Turquie en 1974, la ville de Famagouste est séparée du quartier de Varosha, autrefois très fréquenté, et se vide de ses habitants grecs au point de devenir une ville fantôme.
 
1974 : En réponse à un putsch de nationalistes chypriotes grecs soutenus par Athènes, la Turquie envahit, puis occupe 40% de l’île de Chypre. Famagouste, ville portuaire de la côte Est, perle touristique du pays avec ses remparts vénitiens, son ancienne cathédrale Saint-Nicolas, réplique de la cathédrale de Reims édifiée sous le règne de la dynastie française des Lusignan, devenue mosquée Lala Moustapha Pacha au XVIe siècle, est séparée du quartier de Varosha. Autrefois, très prisée pour ses plages de sable blanc, où ont séjournées l’été des stars de cinéma comme Richard Burton, Liz Taylor ou Brigitte Bardot, cette partie de la ville se vide de ses habitants chypriotes grecs et devient une ville fantôme, transformée en no-man’s land.
 
L’accès est barré par des rangées de barbelé
 
Depuis quelques années, un groupe de militants en faveur de la réunification de l’île a comme objectif de transformer la ville fantôme en EcoCité, un label qui désigne des grands projets d’aménagements urbains avec une connotation écologique. Une Ecocite est une ville plus respectueuse de son milieu, moins consommatrice d’énergie ou d’espace périurbain, et répondant aux attentes des habitants actuels et futurs. L’idée est que ce quartier qui nécessite d’être entièrement reconstruit ne le soit pas tout-en-béton, mais s’appuie sur les meilleures pratiques en termes de développement durable et devienne un modèle pour le reste de l’Europe.
 
Ce quartier de Varosha revêt un intérêt dans les négociations pour l’avenir de Chypre, comme l’explique Georges Lordos, l’un des porteur du projet de revitalisation de ce no-man’s land, au site terraeco.net : « En occupant Varosha sans attribuer nos maisons à des Chypriotes turcs, comme ça a été le cas ailleurs dans le nord de Chypre, les Turcs savaient qu’ils pourraient conserver le quartier comme monnaie d’échange dans les négociations pour la réunification de l’île ».
 
L’idée est aussi de pacifier et réunifier Famagouste, de rendre Varosha à ses propriétaires initiaux, de construire de nouveaux hôtels et de rouvrir le port au commerce international.
 
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