Récits

Comment la structure des villes a influencé l’émergence de nouveaux styles musicaux

Article paru sur Trax sous le titre original: « Comment l’architecture des villes influence les musiques qui y émergent », par Nicolas Claise
 
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Source: Trax

 

Des usines abandonnées de Detroit aux immeubles de la banlieue londonienne, l’esthétique urbaine est une source d’inspiration intarissable pour les artistes du monde entier. Etudiée à Detroit par un journaliste du Washington Post et reprise par l’équipe de The Guardian dans d’autres grandes villes, son influence et le rôle qu’elle a jouée dans l’émergence de certains genres musicaux est bien plus grande que ce qu’il n’y parait. Trax en reprend pour vous les grandes lignes, ville par ville.
 
« Je pense que Detroit est la seule ville d’Amérique du Nord qui aurait pu voir la naissance de la techno. Il y a ici une certaine atmosphère qui est à la base de cette veine créatrice. » Juan Atkins, dans Universal Techno.
 

L’étude de David Maraniss, journaliste au Washington Post et lauréat du Prix Pulitzer, s’intéresse aux facteurs qui ont contribué au succès du célèbre label Motown. Si la forte immigration afro-américaine ou les salaires élevés de l’époque y sont bien évidemment évoqués, le journaliste s’est attardé sur des détails peu étudiés comme l’architecture des maisons ou le prix de livraison des pianos, étayant ainsi la liste des facteurs déterminants dans l’émergence du son de Motown. Intriguée par la thèse du journaliste, l’équipe du Guardian en a repris les grandes lignes pour l’appliquer à d’autres mégalopoles, cherchant à déceler les facteurs à l’origine de l’émergence de la techno, du grime ou du hip-hop notamment.
 

Detroit : de la Motown à la techno, ou la relation entre classe moyenne et l’architecture américaine


 
Venant pour l’essentiel de la classe moyenne (plus aisée que dans le reste des Etats-Unis), les jeunes prodiges qui ont fait le succès du label Motown Records ont grandi dans de grandes maisons typiques de la banlieue de la Motor City. Leurs salons y étaient grands, et habités par des instruments peu présents chez les ménages des autres villes, formant dès le plus jeune âge, l’oreille des futurs talents.
 
Interrogé par David Maraniss, Earl Van Dijke, un musicien célèbre, prend l’exemple du piano, facilement livrable dans tous les salons de Detroit : La configuration de la ville – un ensemble composé essentiellement de maisons unifamiliales avec deux étages maximum – couplée aux salaires élevés et aux prix attractifs des pianos, ont joué un rôle déterminant dans l’émergence du son de Motown. »
 
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