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En chine, des visages apeurés sont projetés dans la fumée pour sensibiliser la population aux problèmes de pollution

La société Xiao Zhu, spécialisée dans la purification de l’air, utilise la fumée des cheminées d’usines comme medium d’expression.
 
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La Chine demeure le pays le plus consommateur en charbon au monde avec 73 % de l’énergie du pays issue de cette ressource énergétique fossile. Chaque année, le nombre de décès attribué à la pollution est de 500 000 personnes, en particulier les enfants. Les problèmes respiratoires dus aux particules fines sont conséquents dans des villes comme Pékin où l’air atteint souvent les 500 μg/m3, soit 20 fois le taux d’exposition temporaire autorisé par l’Organisation mondiale de la Santé. Il y a quelques mois à peine, la capitale chinoise avait décrété sa deuxième « alerte rouge » à la pollution de l’air en l’espace de dix jours, tout en ordonnant la fermetures des usines et la mise en place d’une circulation alternée.
 
Avant ce fâcheux épisode, la société chinoise spécialisée dans la purification de l’air avait mis au point un moyen d’alerter la population sur leur condition de vie en projetant sur les fumées des usines de charbon les visages terrifiés de nombreux enfants. Cette campagne baptisée Breathe Again (respirez à nouveau) a, parait-il, fait réagir la population chinoise, parmi lesquels les activistes sont soumis à une violente censure.
 
Un nouveau médium plutôt original pour une forme de street-art engagé, mais qui, dans ce cas, se heurte à un état d’esprit capitaliste. Plus qu’une campagne de sensibilisation, il s’agit bien là d’une campagne de pub pour l’enseigne Xiao Zhu et la promotion de ses célèbres systèmes de purification d’air.
 


 
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Source: page facebook de Xiao Zhu

 
 
 

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