Récits

Istanbul programme la disparition de sa ceinture maraîchère vieille de 1500 ans

Article publié sur Les observateurs, France 24, sous le titre original : La disparition programmée des potagers historiques d’Istanbul
 
aerial view of yedikule

Source : observers.france24.com

 
Alors que l’agriculture urbaine gagne en popularité dans plusieurs capitales, Istanbul a du mal à garder ses parcelles agricoles vieilles de plusieurs siècles. Des dizaines d’agriculteurs doivent aujourd’hui se battre pour continuer à travailler sur les terres qu’ils cultivent depuis des générations.
 

Le parc Yedikule [“Le château aux sept tours »], est cultivé par des fermiers locaux depuis plusieurs années. Il est situé juste derrière les remparts de la ville turque, qui protégeaient l’ancienne Constantinople. Le site est aujourd’hui protégé par l’Unesco.
 
Mais les agriculteurs s’inquiètent. En janvier, une grande partie de leurs hangars et de leurs zones de stockage ont été démantelés de force. Ils craignent désormais de perdre leur jardin au printemps. Selon plusieurs témoignages dans la presse locale, la municipalité voudrait détruire ce parc pour des raisons de sécurité dit-elle, et pour y établir un parc de loisirs.
 
Ces jardins sont pourtant connus pour leur production de tomates, de menthe, de pommes de terre et de salades. De génération en génération, les fermiers se sont transmis leurs méthodes d’irrigation et de culture.
 

Cihan Kaplan a hérité de la ferme de son grand-père. Il est aujourd’hui le porte-parole des fermiers de Yedikule.
 
Mon grand-père, mon père, mes oncles, mes enfants : nous travaillons tous sur cette terre. Nous plantons tout ce qui y pousse et c’est de cela que nous vivons. Si on nous enlève notre terrain, nous n’aurons nulle part où aller. Puisque nous ne sommes pas propriétaire du terrain, nous payons depuis 16 ans des frais mensuels à la municipalité, c’est une sorte d’arrangement informel entre nous et la ville pour continuer à cultiver la terre.
 
Les autorités ont déjà enlevé nos hangars, qui nous permettaient de stocker nos outils. Plusieurs parlementaires du parti au pouvoir, l’AKP, nous ont dit que les autorités ne toucheraient pas aux terres. Mais nous avons peur que cette promesse soit vaine.
 
Si nous perdons nos jardins, nous n’aurons plus de travail.
 
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