Brèves

Que vous le croyez ou non, les lampadaires sont de plus en plus intelligents

L’éclairage public représente 37% des dépenses en électricité des municipalités. Depuis l’instauration des politiques de la maîtrise de la demande en énergie, les pouvoirs publics s’investissent de plus en plus dans la réduction de la consommation et du budget alloué aux systèmes d’éclairage. Industriels et universitaires se mettent en ébullition pour tenter de réduire les besoins énergétiques… mais pas que!
 
 

Le lampadaire renseignant sur la montée de la marée


 
En 1994, le célèbre designer éclairagiste Yann Kersalé réalise à Cherbourg des lampadaires en forme de mâts. Leur spectre lumineux, variant du vert au bleu, informe les riverains du niveau des eaux et de l’amplitude des marées.
 
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Quais du port – Yann Kersalé, AIK – Cherbourg, France (1994)

 

Le lampadaire anti-moustiques


 
En Malaisie, des lampadaires capables de tuer les moustiques, de recharger les téléphones et d’alerter en cas d’inondations sont à l’essai.
 
Les suceurs de sang, à la fois attirés par le lumière et par l’odeur mimant celle de la respiration humaine que ce mobilier dégage, se retrouvent aspirés par un ventilateur exterminateur. Alimentés par de petites éoliennes, cet engin est également capable de fournir l’énergie nécessaire à la recharge de petits appareils en cas de panne de courant. Qui plus est, il est en mesure d’évaluer la hauteur de l’eau en cas d’inondations, et d’envoyer des rapports et des alertes à l’aide de son antenne.
 
Un objet sur mesure pour les pays de Asiatiques en somme, en proie à de nombreuses inondations à l’origine de coupures de courant et à de nombreux cas de dengue. D’autres pays comme le Brésil, gravement touché par le virus Zikia, pourraient être intéressés par une telle innovation.
 

Le lampadaire anti-bruit


 
La société lyonnaise « Le comptoir de la technologie » a mis au point un système de luminaires paraboliques capables d’abriter, sous leurs ombrelles, des groupes de personnes du vrombissement des moteurs d’avion.
Testé sur l’aéroport de Lyon-Satolas, ce miroir sonore agit à la manière d’un écran, réfléchissant vers l’avion le bruit qu’il génère.
 

Le lampadaire détecteurs de présence


 
Toulouse a été la première ville française à tester un système d’éclairage public capable de se déclencher au passage de noctambules. En marchant sur un trottoir conçu à cet effet, le passant produit l’énergie utilisée pour alimenter l’éclairage public. Un premier pas vers l’arrêt de l’éclairage intempestif et inutile des villes !
 
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Le lampadaire tournesol


 
Toujours à Toulouse, un ingénieur et son fils ont mis au point un lampadaire capable de concentrer les rayons du soleil et de produire ainsi deux fois plus d’énergie à moindre coût. En pivotant autour d’un mât selon l’orientation du soleil, les panneaux solaires emmagasinent ainsi l’énergie solaire sans perte. Le dispositif tourne grâce à un moteur dissimulé dans le pylône et la présence d’une batterie permet de stocker et de restituer l’énergie captée.
 
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©f . scheiber / 20 minutes

 

Le lampadaire filtre air


 
« Idair » est le produit d’ingénieux étudiants en design industriel. Composé à 60 % de matière recyclée, ce lampadaire, équipé d’un filtre, améliore la qualité de l’air. Capable de traiter 500 m3 d’air par heure, l’engin est alimenté par des cellules photovoltaïques qui lui permettent d’être autosuffisant en terme de production énergétique. Pour l’instant, afin de ne pas épuiser les batteries en l’absence de rayons lumineux, et de ne pas créer de panne d’électricité la nuit, le filtre se dés-enclenche dès que la batterie est à moitié consommée. La sécurité avant tout !
 

Le lampadaire organique


 
Le Glowing Plant Project n’est pas à proprement parlé à l’origine d’un lampadaire intelligent. Une équipe de scientifiques ont mis au point des OGM capables de produire de la lumière. En introduisant le gène responsable de la luminescence chez les lucioles dans le génome d’un arbre, celui-ci est en mesure de produire de la lumière « naturelle » et d’éclairer l’espace public.
 
Cette idée folle, proposée aux internautes sur la plateforme américaine Kickstarter a permis de soulever 484 000 dollars. Ainsi est née la société Glowing Plant, implantée dans la Silicon Valley. Si vous êtes curieux, il vous est possible d’acheter les graines de ces OGM et de les tester dans votre jardin. Mais il y a peu de chances pour que l’innovation « frankensteinesque » arrive jusqu’à nos rues.
 
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©Glowing Plant

 
 
 

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