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Les villes du XXI° siècle, entre bâtiments sans habitants et habitants sans bâtiments

Article publié sur Sputnik sous le titre original : »Les villes du XXIe siècle: bâtiments sans habitants, habitants sans bâtiments? »
 
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Nova Cidade de Kilamba, la ville fantôme bâtie par la Chine en Angola

 
Des milliers de nouvelles villes construites ou en cours de construction sont appelées à accueillir la population mondiale en constante augmentation. Vers l’an 2060, il pourrait y avoir 10 milliards d’hommes sur Terre. Quels endroits hébergeront ces habitants dans un futur proche?
 

La population mondiale et les tendances urbaines


 
L’augmentation de la population mondiale au rythme actuel pourrait signifier le changement décisif de l’impression que les villes de demain si proche d’aujourd’hui vont faire et auxquelles les habitants actuels se sont habitués, estime l’observateur Adam Greenfield dans un article publié sur le site du Guardian.
 
En évoquant la question de la densité de population dans les villes, le journaliste souligne l’importance de ce sujet pour les plans de développement de l’espace urbain. Les exemples du passé montrent les capacités énormes de ce phénomène: la densité de population dans le Lower East Side à New York, autour de 1905, reste parmi les plus élevée de toute l’histoire des villes.
Le monde aura besoin de villes complètement nouvelles, et leur nombre pourraient atteindre des milliers. Selon l’auteur de l’article, il n’est pas étonnant que les villes les plus modernes sur Terre puissent très probablement être fondées dans les régions où la population devient urbaine à un rythme le plus rapide, c’est-à-dire, en Inde, en Chine et en Afrique sub-saharienne.
 
Les villages suisses menacés par l’urbanisation…
 
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Vos commentaires

  • Concernant la ville de Nova Cidade de Kilamba en Angola, il faut comprendre plusieurs choses. La ville est dans la banlieue de Luanda, la capitale (6,5 millions d’habitants en 2014) qui, comme toutes les grandes métropoles ayant poussé trop vite, se trouve congestionnée. On peut donc considérer qu’il s’agit d’une ville nouvelle, un peu comme celles qui entourent Paris et qui se trouvent à la même distance du centre que celle-ci ou à peu près. Cette ville a certes été construite très rapidement, selon des standards « chinois ». Ils sont capables de construire une avenue en 7 à 10 jours, par exemple. Il faudra du temps pour que les transports en commun, déjà déficients dans Luanda, se rendent efficacement là-bas. C’est l’une des grandes différences avec les pays riches comme la France, qui les ont développés au même rythme que les banlieues poussaient. Ce n’est certes pas parfait, mais c’est beaucoup mieux à Paris et dans sa région qu’à Luanda. Il y a tout de même une grande autoroute qui ceinture toute l’agglomération de Luanda et qui passe notamment par cette ville nouvelle. Cette ville nouvelle est entourée, de loin, par des bidonvilles. Il s’agit donc d’une opération d’assainissement, avec pour but premier d’y loger des centaines de milliers de personnes (environ 500 000) qui vivent aujourd’hui dans des conditions indécentes. Comme… partout ailleurs dans le monde lorsqu’on construit ce genre de ville nouvelle. L’effet saisissant d’une ville fantôme s’estompera très vite, au fur et à mesure que les habitants viendront s’y installer. Elle a été construite très, très vite, ce qui donne cette impression, fausse en réalité.
    Le reportage, élaboré il y a quelques années, était à la limite de la mauvaise foi, on peut le penser… 🙂

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