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Anarchitecture ou la déconstruction de Olivier Ratsi

Olivier Ratsi est un déconstructeur. Après avoir remarqué qu’il suffisait d’embrasser un objet d’un seul regard pour l’identifier, il s’est focalisé sur l’intérêt d’observer, de disséquer et par la même de conférer une identité à l’objet. Considérant l’objet non pas en tant que contenu mais en tant que contenants, il expérimente la traversée des apparences et tente de faire émerger des sensations nouvelles. L’architecture n’est plus un élément spectral de notre paysage quotidien, que l’on sait présent sans y prêter attention. Il devient le centre de toute notre attention tant ses formes étonnent, détonnent. L’invention d’un langage visuel propre, déconstruisant les images du réel, établit une rupture entre l’aspect d’origine et l’aspect plastique. A la manière d’un peintre cubiste, il brouille la perception et ouvre le champ des possibles.
Pour ébranler « la notion même de l’information reçue par l’observateur, et transmise par l’objet observé », il se sert de la photographie. En capturant un échantillon sous la forme d’une image, il expérimente « la relativité de l’information » et déstabilise les repères spatio-temporels.
 

« Mon travail pose la réalité objective, le temps, l’espace et la matière, comme autant de notions d’information intangibles. Me basant sur l’expérience de la réalité et de ses représentations ainsi que sur la perception de l’espace, je conçois des œuvres qui amènent le spectateur à se questionner sur sa propre interprétation du réel.
Que ce soit par le biais de la vidéo, de la projection, du mapping, de la photographie et récemment de la sculpture, je met en œuvre des dispositifs de déconstruction des repères spatio-temporels menant le spectateur en eaux troubles.
 

Le projet photographique Anarchitecture déconstruit notre environnement urbain quotidien pour en offrir une nouvelle réalité. Par mon travail de fragmentation de l’image et de mise en opposition d’éléments, j’opère une ou plusieurs remodélisations du paysage par traitement numérique.
Ce processus, volontairement imparfait, pourrait être réalisé manuellement avec de la colle et des ciseaux : les morceaux sont découpés sommairement, de manière à créer des imperfections une fois rassemblés dans une nouvelle composition. Le but de ce processus est de créer une rupture, “un choc” entre l’image originale et l’éventualité d’une nouvelle proposition. Cette rupture doit être assez visible pour semer le doute et interpeller le spectateur, mais pas trop, car le processus de déconstruction fait office de passerelle.
Ces architectures du quotidien deviennent dès lors étranges et familières, proches et lointaines. La lecture de l’image se fait de manière perceptive : le spectateur interagit avec le visuel de manière à ce qu’il puisse reconstruire sa propre image par rapport à son expérience et sensibilité. »

 
Dans le cadre du festival Digital Choc – La fabrique du réel organisé par l’Institut Français de Tokyo en février et mars 2015, Olivier Ratsi a effectué une résidence à Tokyo en vue de développer son projet WYSI*not*WYG. Une série d’Anarchitectures spécialement réalisées sur place a été exposée à la galerie Atsukobarouh – Tokyo. Mais il applique ce thème à plusieurs autres villes telles que Paris, Seoul, Evry, Shanghai.
 

Tokyo


 
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Seoul


 
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Grand Paris


 
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Evry


 
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Capture d’écran 2016-02-01 à 16.38.45
 

Cliquez ici pour accéder au site de Olivier Ratsi
 
 
 

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