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New York se met « au vert »

La capitale mondiale de l’innovation se doit d’être exemplaire. Après l’ouverture d’un parc urbain suspendu à l’emplacement de l’ancienne voie ferrée West Side Line -la High Line- et la transformation de Times Square en une zone piétonne en 2009, les initiatives continuent de bouillonner pour rendre la grande pomme « plus respirable ».
 

La High Line et le projet pilote d’espace temporaire à l’usage des piétons avant la piétonisation de Time Square. image:Project for Public Spaces

La High Line et le projet pilote d’espace temporaire à l’usage des piétons avant la piétonisation de Time Square. image:Project for Public Spaces

L’actuel maire de la ville, Bill de Blasio, marche sur les traces de son prédécesseur en développant de nombreux projets éco-responsables et en tentant d’améliorer de confort des citadins.
 

Après la High Line, dont le projet a été lancé par la municipalité, la Lowline devrait voir le jour en 2020. D’ici là, un Lowline Lab a été inauguré à l’intérieur d’un marché abandonné sur le Lower East Side, à seulement deux pâtés de maisons du site du futur jardin souterrain. La Lowline prendra place dans un tunnel du Williamsburg Trolley Terminal, désaffecté depuis 1948. Malgré six décennies de négligence, l’espace conserve une volumétrie incroyable, que James Ramsey a eu l’idée d’investir. En mettant au point une technologie solaire permettant de diriger la lumière en un point focal souterrain, l’ancien concepteur de satellite pour la NASA rend possible la création d’un jardin « underground ». Pour fair patienter les new-yorkais, le Lowline Lab est un laboratoire-exposition ouvert au public dans lequel est testé la résistance des plantes à des conditions imitant celles de la Lowline.
 
LowLine_Proposed
 
Ainsi la ville de New York cherche à améliorer la qualité de vie de ses citoyens. En plus de travailler sur la recalcification de l’espace public, la municipalité cherche à améliorer la qualité de l’air. Dans cette ville, la pollution serait la cause de 6 % des décès annuels en moyenne. Le plan OneNY tient compte des projections démographiques, du logement, de la qualité de l’air, des protections côtières, et d’autres facteurs de durabilité et de résilience nécessaires pour affronter l’avenir. New York, qui fêtera dans 10 ans son 400e anniversaire, doit être l’exemple de la ville « durable, résiliente et équitable ». Parmi les objectifs escomptés d’ici 2030 réside celui de dépolluer l’air au point qu’il devienne «le plus pur des États-Unis », en procédant entre autres à la plantation de 950 000 arbustes.
 
OneNY a également lancé un plan d’adaptation au changement climatique permettant de développer une série de projets tels que celui de DLANDstudio. Ces derniers réinterrogent la place de la métropole moderne face à la vulnérabilité et à un avenir se conjuguant forcément avec l’océan et ses incursions. Manhattan et une grande partie de la côte du New Jersey ont été gagnés sur la baie et la transition entre la terre et la mer, perdue au fil du temps, cherche aujourd’hui à être retrouvée. Rendre à la mer ce que la ville lui a pris et reconstruire la frange naturelle de la presque-île permettrait d’assurer un rôle doublement crucial: la protection des équipements et des habitats côtiers face aux marées de tempête, ainsi que la gestion et le traitement naturel des eaux de ruissellement.
 

©DLANDstudio

©DLANDstudio

Plus récemment, le cabinet d’architecture et design urbain, Perkins Eastman, a soumis à la municipalité de New York une proposition création d’une « ligne verte » longue de plus de 40 blocs sur Broadway qui raccorderait les parcs et les places de Madison Square, Herald Square ou Times Square (rendue piétonne on le rappelle) se trouvant sur sa route. « Comme un parc linéaire au niveau du sol, la Ligne verte permettrait la création d’un espace (végétal et) de loisir bien nécessaire dans le coeur de la ville » confie un des membre de l’agence au magazine Dezeen.
 

©Perkin Eastman

©Perkin Eastman

Mais l’un des arguments phare de Perkins Eastman pour faire valider ce projet par la ville est celui de l’augmentation de la valeur immobilière des appartements donnant sur le boulevard de verdure. Une nouvelle forme de gentrification serait elle en marche?
 
 
 

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