Brèves

#Regards sur la ville: le livre et le docu de la semaine

 
 

Le monde inverti


 
pp5279Pour une fois, on ne vous parle pas de la sortie intello du moment, mais plutôt d’un monument de la littérature de science fiction. Pas tout jeune certes (il date de 1974) mais indémodable, Le Monde inverti de Christopher Priest est l’histoire d’une ville : la Cité Terre composée d’une grappe d’immeubles avançant inexorablement sur des rails perpétuellement démontés derrière elle et rassemblés à son avant.
 
Le fameuse première phrase du roman « J’avais atteint l’âge de mille kilomètres » campe le décor de ce voyage spatio-temporel et surréaliste. Cette vertigineuse illustration de la pensée phénoménologique questionne la perception du réel au travers d’une quête, celle de l’optimum, un point géographique sans cesse en mouvement au-delà duquel le monde subi d’aberrantes distorsions.
 
Quand vous fermerez cet ouvrage, c’est d’un œil méfiant que vous contemplerez le monde réel. Réel, vous croyez ?
 
 
 
 
 
 
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Cemetery slum


 
A Manille, aux Philippines, les bidonvilles sont de plus en plus nombreux et peuplés. L’essor économique du pays laisse paradoxalement les plus démunis dans une précarité qui s’aggrave de jours en jours. Ces habitants mis au banc de la ville n’ont d’autre choix que d’investir les espaces vacants, les espaces publics et même… le cimetière municipal de navotas. Les enfants y jouent entre les ossements, l’odeur y est parfois intenable, mais le respect des dépouilles est une coutume que personne n’oserait braver. Parfois, les fantômes viennent visiter les vivants.
 
 


 
 
 

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