Brèves

A New York, les boîtes à journaux sont reconverties en boîtes à… compost

© New York Compost Box Project

© New York Compost Box Project

Vous n’entendez plus crier « Extry ! Extry ! Extry ! » dans les rue de la grande pomme, et plus aucun gamin ne vous agitera sous le nez un journal fraichement imprimé. La presse papier se meurt, et tout particulièrement aux Etats Unis. Le site Future Exploration a même édité une chronologie de l’extinction des journaux papier sur la planète plaçant le nouveau continent en première position. La disparition de la presse papier y est annoncée dès 2017, contre 2029 pour la France.
 

©Future exploration

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Ce déclin s’explique en partie par la chute inexorable des revenus publicitaires et par l’abandon de l’information comme support privilégié pour la publicité. Résultat: des coupes budgétaires drastiques, dont les citoyens sont les premières victimes.
Du côté des nouveaux moyens de communication, la hausse des revenus pour la publicité en ligne (+8% sur un an) n’a pas encore atteint un seuil suffisant pour compenser la perte de la version papier. Dans le paysage urbain, les boîtes à journaux, vidées de toute substance, jalonnent les trottoirs telles des balises désuètes.
 
Mais fort heureusement, la mairie de NY a eu une idée lumineuse pour offrir une seconde vie à ces boites devenues obsolètes. Dans l’objectif de détourner des décharges municipales quelques 100 000 tonnes de déchets alimentaires (soit 10% des déchets organiques de la ville), la mairie cherche à déployer un « plan compost » ambitieux. Cette politique héritée de l’ancien maire, Michael Bloomberg, considère le gaspillage alimentaire comme la « dernière frontière du recyclage ». Il faut dire qu’à New York, un tiers des 20 000 tonnes de déchets générés quotidiennement est perdu tandis que le coût annuel de leur mise en décharge s’élève à 336 millions de dollars. Après le tri du papier, du plastique ou du métal, voici venue l’heure du tri des déchets verts.
 
Pour favoriser cette nouvelle pratique de détournement des « épluchures » loin de décharges, la ville a lancé un programme pilote, imaginé par la graphiste Debbie Ullman. A Manhattan et à Governors Island, trois boîtes à journaux ont été reconverties en boîtes à compost. Les habitants, souvent récalcitrants à l’idée d’entreposer chez eux une boîte remplie de déchets organiques en décomposition, peuvent ainsi y déposer leurs odorantes « bio »-ordures. Après macération et mélange avec une certaine quantité de matière sèche (petit bois, cartons, feuilles mortes), la mixture pourra être utilisée comme engrais verts dans les parcs et jardins de la ville.
 
Attention toutefois à ne pas conserver de vieux réflexes en glissant votre main dans la putride boîte à la recherche de « nouvelles fraiches »!
 
 
 

Vos commentaires

  • Audrey H. a dit :

    « La putride boîte »

    Les déchets organiques ne putréfient pas, ils se décomposent -> compost,
    C’est d’ailleurs pour ça que si on alimente correctement les composteurs(que du vert et du cru), ils ne sentent pas mauvais.

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