Brèves

#Regards sur la ville: le docu et le livre de la semaine

Architecture iconique. Les leçons de Toronto


par Guillaume Ethier, qui, après des études en sociologie, réalisa une thèse en études urbaines à l’Université du Québec à Montréal
 
280x0_G4242_pnSelon l’auteur, depuis la fin du XXe siècle, villes globales, marketing urbain et « starchitecture » constituent les trois facettes d’un nouvel espace conçu pour des élites.
Ce dernier s’emploie à définir les nouveaux emblèmes urbains d’ « architecture iconique », soit des productions architecturale contemporaine et spectaculaire venant ponctuer l’environnement urbain pour y créer de nouveaux objets observables dans l’espace physique aussi bien que dans celui de flux (numériques). Considérant avec Christian Norberg-Schulz que « l’architecture met aussi en forme, à toutes les époques, les idéaux de la société », le sociologue révèle qu’il s’agit généralement « des musées et des salles de concert, pas des églises ou des sièges de gouvernement ». Mais comment la ville se développe t-elle autour de cette impulsion nouvelle? A travers quatre édifices emblématiques d’une ville ayant connu une véritable renaissance culturelle dans la décennie 2000, Toronto, l’auteur révèle un processus architectural en lien avec une tentative d’organisation de sens dans une société en crise de représentation.
 
Un débat sur une nouvelle « école de pensée » port-fonctionnaliste qui parait très actuel, suite au récent succès public de la Fondation Louis Vuitton de Frank O. Gehry ou aux aléas médiatiques de la Philharmonie parisienne de Jean Nouvel !
 
 

L’architecture des jeux vidéo peut-elle échapper au réalisme? BiTS – ARTE


 
Ce court documentaire de 10 minutes vous présente l’univers fantastique du jeu vidéo ainsi que l’un de ses personnage principal: la ville. Utopie ou fantasme inspiré de la réalité, ce décor, loin de n’être qu’un simple ornement, joue le rôle d’outil narratif. Bien que frictionnelle, la ville n’apparait pas lisse et artificielle dans les jeux vidéos. Semblable à un palimpseste, elle renferme une histoire, celle de ses lieux comme celle de ses personnages.
Et à l’inverse de cités comme celle de Blade Runner, le spectateur peut les explorer, s’y perdre, y dériver, tel un néo-situationniste !
 

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