Brèves

#So2015, les starts-up et les applis qui animent nos villes

Les communautés virtuelles sont de plus en plus nombreuses. Certaines génèrent du profit, d’autres portent un engagement commun tandis que certaines permettent de faire entrer l’individu dans le débat public.
Voici quelques exemples de nouveaux réseaux portés par l’ère du numérique et l’esprit collaboratif.
 

Pratiquer l’ « open gouvernance » avec « Dialoguons »


 
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« Dialoguons » est une application proposant un nouvel outil démocratique. En donnant la parole aux citoyens, elle leur permet d’entrer dans le débat public et d’en devenir les décisionnaires. Utilisée pour la première fois dans le cadre de la modification du Plan Local d’Urbanisme de la ville de Paris (PLU), cette appli propose deux volets:
– La partie « Comprendre », une plateforme d’informations et de vulgarisation expliquant les tenants et les aboutissants d’un sujet
-La partie « Agir », plateforme collaborative où l’usager est invité d’une part à débattre avec d’autres internautes et d’autre part à proposer des solutions sur une carte interactive.
Selon le principe de l’ « empowerment », ce service vise à améliorer la gouvernance publique en impliquant directement les citoyens. Il repose sur trois fondements : la transparence, la participation citoyenne et la collaboration.
 

Faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite


 
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A Montpellier, « La Perle Rare » à développé Faciligo, une plateforme mobile et solidaire. Grâce à une application de mise en relation, n’importe quel riverain peut proposer ses services afin de faciliter le trajet d’une personne à mobilité réduite (personnes âgées, enceintes, blessées, handicapée, aveugle…). Comme pour Bla-bla car, le trajet et les horaires servent de conditions à la rencontre. Deux différences cependant: le parcours peut être accompagné à pied, à métro, à vélo, en voiture… et surtout la participation est quasi-bénévole et l’économie collaboratif est a but non lucratif.
Ce projet, double-lauréat (au niveau régional et au niveau national) du Challenge Digital SNCF, également sélectionné par les challenges Big Data du pôle Images & Réseaux, s’appuie sur une plate-forme de données pilotée par l’agglomération montpelliéraine.
 

Faire exister les invisibles d’un bidonville kenyan


 
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Kibera, au sud de la capitale du Kenya, est un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Malgré son million d’habitants, il n’était représenté sur aucune carte géographique jusqu’à ce que les jeunes de sa communauté ne produisent la première carte digitale et collaborative de leur territoire. Grâce à l’utilisation d’outils numériques, Map Kiberia met en oeuvre la représentation (graphique) des communautés marginalisées. Mais le projet a dépassé ce simple objectif pour se transformer progressivement en plateforme d’information communautaire et interactive. À l’heure actuelle, elle permet d’engager la discussion et la collaboration entre trois communautés kenyanes : Kibera, Mathare, et Kuburu. En plus de trouver une existence sur une carte, la parole leur est donnée, ouvrant la voie à le mise en place de projets communs.
 
Les données, déposées par les résidents de la communauté, sont collectées à partir d’appareils GPS et de sondages visant à répertorier les différents services existants. Cliniques, toilettes, points d’eau, marchés, routes, pharmacies, poubelles publiques, écoles de la région, et autres pôles plus « informels » sont inventoriés et mises à disposition des citoyens et des gouvernements, dans l’objectif de cibler avec précision les lacunes du système et de proposer des réponses adaptées.
 

J’aide ma ville


 
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A Bordeaux, une application de détection des dégradations de l’environnement urbain est désormais disponible. « Jaidemaville » permet aux citoyens de déposer une photographie d’un nid de poule sur la chaussée, de poubelles éventrées, d’un lampadaire cassé, d’une signalisation absente ou d’un mobilier urbain défectueux… et de l’envoyer directement au service de la mairie responsable de son entretien. Basé sur un principe de participation, Jaidemaville modernise les services de proximité et favorise le dialogue entre le citoyen souhaitant améliorer la qualité de son environnement et la collectivité désireuse de marquer son implication auprès des habitants.
 


Du vert près de chez vous


 
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Reposant sur le même principe, l’application « du vert près de chez moi » lancée par la mairie de Paris, a offert l’opportunité aux parisiens de repérer les espaces de leur paysage quotidien qu’ils aimeraient végétaliser. En plus de placer des lieux sur une carte interactive, le résident était invité à proposer son propre projet. Parmi les 1500 propositions de jardinières, de murs végétalisés, de plantations d’arbustes, de jardins partagés ou d’aménagements fleuris… 209 lieux publics ont été retenus en fonction de critères de faisabilité budgétaire et technique. Mis en place par les agents de la ville, l’entretien de ces espaces sera ensuite confié aux riverains. D’ici 2020, l’objectif est de créer 30 hectares de nouveaux « espaces verts » à Paris.
 

Mon voisin cuisine


 
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Parce que la ville n’est pas qu’une coquille urbanisée, impossible de ne pas parler d’urbanité. « Mon voisin cuisine » est une application du type Blabla car, Air bnb, Heetch ou Vizeat. Bien qu’il ne s’agisse pas ici d’économie collaborative coopérative mais bien d’économie collaborative capitaliste (l’objectif de ces entreprises étant de faire du profit), la création de lien social n’est est pas moins absente.
Mon voisin cuisine offre à des cuisiniers amateurs la possibilité de vendre les menus dont ils auront décidé la composition. Pieds paquets, couscous, quiches, pizzas maison ou boeuf bourguignon peuvent ainsi être dégustés avec le cuisinier ou livrés à domicile. Alors, la prochaine fois que vous organisez un diner, pensez à inviter votre voisin cordon bleu!
 
 
 

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