Brèves

#So 2015, le top des inventions architecturales extravagantes

Briques champignon, sudation architecturale, chasseur d’air ou cellule nomade… Les architectes n’ont cessé de repousser les limites de la réalité architecturale cette année là! En voici quelques exemples:
 

« El observatorio de nubes » fait transpirer les murs


 

Cette invention de l’architecte espagnole Carolina González Vives est une sorte de bulle flottant au dessus du toit et rattaché au bâtiment par un système de tuyaux. Cet « observatoire à nuages » repose sur un principe simple: celui de la sudation. La capsule gonflable capte la vapeur d’eau produite par les immeubles et la condense en fines gouttelettes d’eau. Recueillie dans l’immense bulle transparente, cette dernière va, sous l’effet des rayons, s’évaporer à nouveau et rafraîchir ainsi l’air environnant. Un procédé biomimétique qui ne prend pas la forme d’un calamar ou d’une aile de papillon géante pour une fois !
 
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Bientôt des maisons en briques de champignons?


 

Un artiste et inventeur fou, Phil Ross, a développé un concept de construction organique. A l’aide de la partie racinaire et filamenteuse des champignons, le mycélium, il élabore un nouveau matériaux, dont les propriétés sont extrêmement riches. Sa théorie de la « mycotecture », croisement entre l’architecture et le mycélium, repose sur la substitution des matériaux composites et plastiques de nos paysages quotidien par des éléments biologiques produits par les champignons.
 
Les propriétés du mycélium sont nombreuses:
– il se développe rapidement, bien plus que le bois nécessaire à la construction
-sa mise en culture est très économique, un peu d’agar-agar suffit (vous savez, ce qui sert de base aux boites de pétri, cette gelée sucrée!)
– il est extrêmement isolant et pourrait être intégré dans les cloisons pour limiter le réchauffement des foyer et le dégagement de gaz à effet de serre
– il est extrêmement léger
– résistant
– ininflammable
– sa capacité d’absorption des chocs et de déformations est plus grande que les parpaings ou le béton
– il possède la capacité de fusionner avec lui-même et peut ainsi réaliser des soudures naturelles…
 
Imaginez! Bientôt nos voitures ne prendront plus feu, les trous de nos vêtements se boucheront d’eux-même, nos boeings seront légers comme des plumes et en cas de crise, nous pourrions même manger les murs de nos appartements…
 

© MycoWorks

© MycoWorks

Vers un tarmac photovoltaïque


 

Au sud-ouest de l’Inde, dans l’Etat de Kerala, l’aéroport de Cochin a inauguré en août dernier une immense ferme solaire de plus de 46 000 panneaux solaires et couvrant près de 18 hectares. Cette mer photovoltaïque, ourlant les pistes, produit ainsi pas moins de 50.000 kilowatts/heure, une quantité suffisante pour rendre l’aéroport autonome en énergie. A terme, lorsque la ferme sera pleinement opérationnelle, le surplus de production pourra même être vendu…
 

© CIAL:REX Shutterstock:SIPA

© CIAL:REX Shutterstock:SIPA

Une tour pour carotter l’air


 

Un groupe de designer a imaginé un gratte-ciel servant de base de donnée à la qualité de l’air. Air Monument, est une tour conceptuelle et longiligne, surmontée d’un anneau capable de récolter et de conserver les échantillons d’air au cours du temps. La plupart des éléments de la tour peuvent flotter dans l’air en utilisant l’énergie éolienne ainsi qu’une structure pneumatique, assurant le maintien de la tour, même en cas de catastrophe.
 
Après les graineteries et le conservatoire de patrimoine génétique, voici donc la réserve à air. Une idée qu’il faudrait peut être souffler à Pékin, en alerte rouge en décembre dernier.
 
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Un tiers lieu mobile


 
Le projet Matrioshka, conçu par l’association Quatorze avec les Ateliers de Paris, et présenté pour la première fois lors de la conférence sur le climat en décembre dernier, repose sur la proposition d’un service mobile et modulable: l’apport en énergie où que l’on se trouve en ville. Un routeur Wi-Fi et des panneaux solaires agrémentent ce petit équipement capable d’offrir internet ainsi que de nombreux espaces de recharge pour ordinateurs et téléphones. L’équipement peut même se déplier et ainsi déployer une table de travail et plusieurs assises. Un engin qui ressemble aux « vélos recharges » que l’on trouve actuellement dans les gares et les aéroports. Mais cette fois, plus besoin de pédaler et le module sort des murs pour coloniser les rues animées.
 
©association-quatorze

©association-quatorze

Une ferme modulaire


 

OVA studio s’est invité à NY pour y localiser son projet Hive-Inn City Farm. Afin d’offrir aux New-Yorkais, friands d’initiatives relatives à l’agriculture urbaine, un concept de ferme original, le studio a imaginé empiler des conteneurs d’expédition pour constituer une « tours végétale ». La séparation de fonction, propre à l’architecture, serait appliqué à l’agriculture, distinguant les types de cultures selon les conteneurs. Légumes racines, céréales, cucurbitacées et aromatiques ne se rencontrent donc jamais. Mais l’avantage d’une telle construction réside dans la facilité à démonter cet avatar urbain à l’aide d’une grue!
 

©OVA studio

©OVA studio


 
 
 

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