Portfolios

#COP21, de drôles d’animaux en ville

© Huffington Post

© Huffington Post

Le symbole de la COP21 à Paris? Une baleine bleue de 33,6 mètres de long, aux dimensions de la plus grande baleine jamais observée. Celle-ci a été installée sur les quais du Port de Gros Caillou, à quelques minutes du Grand Palais.
 

« La baleine est le plus grand des mammifères, et elle doit sa survie aux plus petits des éléments, le krill et le plancton. Elle contribue également à la régulation du climat, puisque ses déjections favorisent la croissance du plancton et phytoplancton, qui eux permettent de stocker une partie du carbone », explique Pierre Douay, photographe animalier environnementaliste à qui l’on doit ce « monstre ». Un véritable symbole donc, à la fois représentatif de l’immensité des océans et de leur fragilité, puisque aujourd’hui, 95% de la population des baleines bleues a disparu.
 

Une mascotte qui tombe à pic quand on sait que le Japon a officiellement annoncé la reprise de la pêche à la baleine, dans un objectif soit disant « scientifique ». La nouvelle, qui intervient en pleine COP21, provoque la colère de ses voisins, l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Depuis le 1er décembre, trois navires baleiniers sillonnent l’Antarctique à la recherche du précieux cétacé.
 

La Cour internationale de justice (CIJ) avait déjà jugé en mars 2014 que le Japon détournait ses prises scientifiques à des fins commerciales, obligeant Tokyo à renoncer à son programme de pêche. Cependant, la controverse autour de la pêche à la baleine peut se révéler plus géopolitique qu’environnementale: “Il s’agit en réalité de savoir qui contrôle l’océan. L’Australie comme la Nouvelle Zélande sont très intéressées par les ressources naturelles du pôle Sud, comme les réserves minérales et halieutiques (ressources vivantes aquatiques)” écrit ainsi Newsweek Japan.
 

De quoi faire froid dans le dos quand on pense que 150 chef d’Etats se réunissent en ce moment même pour défendre… on l’espère, la santé de notre planète et non les intérêts économiques de leurs pays.
 

Cliquez sur l’image pour voir le film:

Soucre: Huffington Post

Soucre: Huffington Post

Quoi qu’il en soit, cette immense bête bleue échouée sur les quais de Paris nous rappelle quelque chose.
Dans sa série ‘The Isle of Human‘, la photographe Johan Rosenmunthe intègre des animaux sauvages dans des paysages urbains.
Les lions s’étalent sur les pontons, les ibis colorent les paysages de silos industriels, les girafes errent nonchalamment entre les conteneurs… Ces curiosités citadines ne provoquent pourtant pas l’effet « post-apocalyptique » de Tchernobyl. Elle laissent plutôt croire à la possibilité d’une cohabitation entre les bêtes et les hommes.
 
animaux-ville-01
 
53619_4_800
 
animaux-ville-02
 
53619_2_800
 
animaux-ville-05
 
animaux-ville-04
 
the-isle-of-human-johan-rosenmunthe
 
animaux-ville-03
 
53619_10_800
 
53619_6_800
 
 
 

Commenter l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Je déclare avoir pris connaissance et avoir approuvé la Charte de modération et j'accepte que ma réaction soit publiée sur le site Lumières de la Ville.