Brèves

Le Grand Paris #Climat : un atelier d’expression pour les futurs habitants d’une ville « sans limites »

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Jeudi dernier s’est tenue la soirée inaugurale du Grand Paris #Climat organisée par l’Atelier International du Grand Paris.
 
Bien que le titre de l’évènement nous rappelle la COP 21, les thèmes abordés dépassent largement l’idée que l’on se fait du climat. A l’ère de l’anthropocène, toute action de l’homme entraine des répercussions sur son environnement. Il s’agira donc d’aborder de vastes sujets tels que la précarité, l’habitat, la mutabilité du logement, les délaissés, les règlementations thermiques et celles destinées à favoriser l’accessibilité aux personnes à mobilité, l’éducation… Mais il s’agira surtout de « faire se rencontrer la bouche et l’oreille, ceux qui parlent et ceux qui entendent » dira Mireille Ferri, directrice de l’AIGP. Les grandes marches de mobilisation de Paola Vigano et les émissions de radio « l’oeil à l’écoute » organisées par l’équipe BMCA et les jeunes des quartiers populaires sont les exemples les plus probants d’une volonté d’écoute de la parole citoyenne.
 
Pierre Radanne, expert des questions énergétiques et écologiques, appuiera sur cet aspect en disant: « Le « zoning » fonctionnel doit être oublié au profit d’actions d’acupuncture et les visuels des architectes doivent abandonner leurs aspects cubistes pour prendre l’apparence de tableaux pointillistes. Comme dans la nature, c’est la biodiversité qui fait l’adaptabilité, et non l’inverse. Mais surtout, aujourd’hui lorsque l’on décrit la ville, on oublie de parler des gens. Il faut quitter la vision par satellite de la ville qui place les architectes en position de pouvoir. Ils doivent apprendre à se repositionner à l’échelle de l’habitant et à regarder au ras du sol. La ville de demain ne pourra pas se construire si ceux qui la font ne réinventent pas ce qu’il nous manque aujourd’hui : le récit de vie. »
 
C’est en ce sens que l’Atelier International du Grand Paris organise, du 5 novembre au 20 décembre, des journées exceptionnelles d’ateliers citoyens.
Au programme : De nombreuses conférences et 4 journées de débats, de marches et d’ateliers participatifs, organisées sur des terrains identifiés comme étant au coeur des 4 thèmes abordés.

 

Un Grand Paris qui occupe mieux l’espace, s’adapte à l’évolution des modes de vie et freine l’étalement urbain

 
Aujourd’hui, la ville est inadaptée aux changements climatiques à venir, mais elle est d’ores et déjà mal adaptée à nos modes de vie de métropolitains en perpétuel mouvement et beaucoup de territoires n’offrent pas des conditions d’habiter satisfaisantes. Il n’est pas question de « tabula rasa » mais plutôt de déceler le potentiel urbain inexploité considérable dont Le Grand Paris recèle. Les 14 équipes d’architectes de l’Atelier International du Grand Paris ont proposé des solutions (de concrètes à futuristes) visant à réactiver l’utopie urbaine : favoriser les échanges énergétiques entre constructions récentes et modernes, construire la ville sur elle même, habiter les parcelles foncières invisibles telles que les voies ferrées, inventer une nouvelle forme d’urbanisme: « les Mangroves urbaines », ou encore redécouper les appartements en fonction des besoins et des étapes de la vie… sont autant de sujets qui seront abordés lors de l’Atelier du samedi 14 novembre qui se tiendra de 10h à 18h à l’Usine Raspail (Anis Gras) à Arcueil.
 

Autour de la Vallée scientifique de la Bièvre, Arcueil – Cachan – Sceaux, Le Voyage Métropolitain , un laboratoire de médiation territoriale à échelle francilienne vous proposera une déambulation tout en vous murmurant un récit commun et partagé.
« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux » écrivait Proust dans A la recherche du temps perdu. Ce nouveau regard porté sur les « paysages ordinaires », ce sont eux qui vous l’apporterons. Suite à cette immersion ordinaire mais révélatrice, les architectes actuellement mandatés autour des projets du Grans Paris Andrei Feraru et Patrick Céleste, Dominique Perrault, Marion Girodo et Pierre-Alain Trévelo animeront la table ronde relative aux quartiers de gares.
 
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Un Grand Paris qui produit autrement, à toutes les échelles, et qui tient compte du nouveau mix économique


 
Ce volet réflexif propose de penser l’autonomie économique de la métropole par rapport au monde, en tirant le potentiel des ressources locales. Penser la relocalisation, réinventer l’espace pour produire autrement, s’appuyer sur les moteurs économiques déjà actifs et les rénover, mais aussi les diversifier et construire un mix économique comme on tend vers un mix énergétique pour révéler le potentiel de ces territoires, voilà ce que les 14 équipes d’architectes des Ateliers Internationaux du Grand Paris ont tenté de mettre en oeuvre. Ils proposent de travailler au recyclage urbain des bureaux vides dans le quartier d’affaires en remettant en cause un modèle 100% tertiaire, de penser chaque gare du Grand Paris Express comme un système global intégrant les autres modes de transport, ou encore de mixer proximité (qui s’appuie sur les circuits courts), sécurité/qualité et créativité.
Le 19 novembre, de 10h à 18h auront lieu, dans le quartier d’affaire de La Défense, une visite de chantier, une promenade dans le visage caché de La Défense, les souterrains, en compagnie Dominique Perrault, David Mangin et François Leclercq puis un débat public autour du mot clef de la performance économique, « Diversifier », animé par les mêmes architectes.
 
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Un Grand Paris à la recherche d’un équilibre entre tous les territoires pour que l’on puisse bien vivre partout,


 

Aujourd’hui, la fragmentation des lieux, des politiques, des populations… a détruit des liens de solidarité ou freiné leur développement. Les incertitudes qui pèsent sur le long terme ne permettent plus de faire de « grands plans d’aménagement » comme dans le passé. L’enjeu est désormais de donner à chaque habitant, chaque territoire, chaque acteur, non seulement sa place mais surtout son rôle.
Les architectes actuellement mandatés autour des projets du Grand Paris se sont attelés à construire l’ identité du Grand Paris le long de la Seine, à garantir une meilleure intégration de la ville légère dans la métropole parisienne via les « micro-centralités » ou à proposer un nouvel « (ex)central parck ». C’est en Essonne, à Ris-Orangis, que l’Atelier du samedi 21 novembre se déroulera. Voyage Métropolitain servira de nouveau de guide anticonformiste en invitant le public à déambuler entre ville franchisée et espaces naturels verdoyants. Le débat de clôture vous emmènera à la rencontre de Fabienne Boudon, Marie Évo et Alain Bourdin, Daniel Béhar, Antoine Grumbach et Roland Castro.
 

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Un Grand Paris reliant les territoires, leurs synergies et leurs singularités

 
Le Grand Paris sans limites est une métropole cousue de déséquilibres territoriaux, et balafrée d’une faille isolant son centre de ses périphéries. Le « mal vivre », le manque de logements, l’absence d’espaces publics… sont emblématiques de certains de ses quartiers. L’heure est venue de dépasser une vision du développement péri-central, dans laquelle de nombreux territoires sont délaissés, pour prôner un développement polycentrique. Le métro circulaire ne pourra fonctionner que si les lieux qu’il dessert sont des espaces habités et plurifonctionnels. Pour répondre à ces problématiques, les 14 équipes des Ateliers Internationaux du Grand Paris se sont posés les questions suivantes : Comment transformer des « lignes de flux » en « lignes de vie », comment permettre l’appropriation pratique du grand territoire grâce aux boulevard et aux rues? Mais aussi, que serait le Grand Paris si demain le périphérique devenait un grand parc habité circulaire?
C’est au 6B, à Saint Denis que le samedi 5 décembre, le public sera invité à restituer sa marche exploratoire sous forme de maquettes. Un grand voyage en péniche le mènera ensuite du centre de Paris vers sa périphérie, la ville batelière de Conflans Sainte Honorine, en compagnie de Antoine Grumbach et Christian Devillers. Il s’agira d’envisager la Seine comme un liant entre Paris et sa périphérie (jusqu’au Havre?).
 
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Ainsi les stars de l’architecture pourront côtoyer les citadins anonymes que nous sommes et réaliser que oui, la ville se construit sur le principe de la synergie. Espérons que la coopération entre individus divers et complémentaires sera un bon facteur de créativité. Mais pour le savoir, à vous de jouer le jeu en vous inscrivant aux ateliers !
 
 
 

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