Brèves

Coup de pinceau vert sur Paris pour limiter le réchauffement de la capitale

"Paris smart city" par Vincent Callebaut

« Paris smart city » par Vincent Callebaut

Une capitale plus verdoyante, plus fraiche, moins polluée… C’est le souhait des Parisiens ayant participé à plusieurs opération lancées par la municipalité.
 

« Du vert près de chez moi » invitait, en 2014, les Parisiens à recenser les lieux qui pourraient accueillir de la végétation au plus près de chez eux. A travers l’application « Dans Ma Rue », les contributeurs pouvaient placer l’espace identifié sur une carte et faire part de leurs suggestions de végétalisation. 209 points ont été retenus en fonction de la faisabilité technique des projets, de la présence d’espaces verts à proximité et de la possibilité de confier l’entretien de ces espaces à des associations.
 
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Plantations d’arbres, murs végétaux, implantation de jardinières en pleine terre, de pots ou de bacs… sont autant d’initiatives à concrétiser. Vous l’avez peut être déjà remarqué, dans certains quartiers de la capitales, les grilles d’arbres ont été retirées pour que la végétation puisse pousser librement aux pieds des arbres.
 

L’objectif à atteindre à l’horizon 2020 : 30 hectares supplémentaires de jardins ouverts au public, 20 000 nouveaux arbres plantés, 200 projets de végétalisation participative dans le cadre de l’opération « Du vert près de chez moi », le développement des fermes pédagogiques, vergers et potagers dans les écoles… et 100 hectares de végétalisation sur les murs et toits, dont un tiers dédié à l’agriculture urbaine.
 

Un bien vaste projet ! Mais il faut savoir qu’en parallèle, 20 800 parisiens (moins d’un centième de la population intra-muros) ont voté pour « cultiver en ville » et « du vert à tous les étages » au budget participatif. Au total, 4 300 000 € seront réservés à la réalisation de ces deux projets qui consistent à favoriser l’émergence de nouveaux modes de production de proximité, à créer une dizaine de jardins partagés et à végétaliser plus de 10 000 m² de toits et de terrasses.
 

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« Le problème des villes est que le phénomène de l’îlot de chaleur s’ajoute à celui du réchauffement climatique, du fait de la forte consommation d’énergie et de chauffage », explique Valéry Masson, directeur de recherche de l’équipe climat de Météo France. En cas de canicule, la température d’une ville comme Paris peut atteindre 8 à 10 degrés de plus qu’en périphérie, et la végétation, grâce à l’évapotranspiration, permettrait d’atténuer ce phénomène. Mais dans son budget, la municipalité a t’elle considéré le coût en entretien, en arrosage et en personnel qu’engendrerait une telle « vague verte »?
 

De plus, ce ne sont ni les jardinières, ni les toits terrasses, ni les murs végétaux qui règleront un des problèmes principaux de la ville: l’imperméabilisation des sols à l’origine des inondations. Plutôt que de promouvoir la végétalisation de surfaces inertes, ne serait il pas plus efficace de « perforer » le tissu urbain imperméable? Aménager des bandes végétales le long des trottoirs, mettre en places des trames vertes au sol pour permettre le déplacement des animaux, planter en pleine terre et non pas sur dalle les végétaux…
 

« Réintroduire la nature en ville demande un apprentissage du public » précise Célia Blauel, adjointe à l’environnement de la Ville de Paris. Les parisiens sont ils prêts à marcher parfois dans la boue ?
 
 
 

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