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Des méduses bioluminescentes en guise d’éclairage urbain ?

undersea jellyfish background
 

Glowee, on vous en parlait, est une start-up française dont les recherches visent à trouver une alternative à l’éclairage urbain. Leur solution: la bioluminescence.
 

Cette lumière, générée par les organismes vivants, n’est produite que par certaines espèces, dotées d’un gène spécial. Les lucioles par exemple, mais aussi 90% des organismes marins sont capables de luminescence. Mais il faut savoir que ce ne sont pas directement les algues, les calamars, les méduses ou les crevettes qui émettre de la lumière mais plutôt les bactéries qu’ils hébergent. Ce sont elles qui sont à l’origine de la réaction d’oxydation permettant de convertir l’énergie chimique en énergie lumineuse.
Attention, il ne s’agit pas de fluorescence ou de phosphorescence, où la lumière est emmagasinée avant d’être ré-émise. Non, il s’agit bien la d’une production organique de lumière.
 

C’est donc ces bactéries microscopiques que l’entreprise Glowee à eu l’idée de cultiver. Et pour offrir un environnement propice à la multiplication des bactéries, c’est élémentaire ! Une solution à base de sucre suffit (on vous la fait simple) ! Ainsi, le support (un genre de boite de pétri pour les connaisseurs) de ces bactéries lumineuses peut prendre n’importe quelle configuration. Sous forme de poches adhésives renfermant la mixture, il peut être collé aux vitrines, tapisser un sol, recouvrir les façades et décorer les bancs.
 

Pas d’électricité requise donc, ni de besoin de raccordement, et une régénération autonome par multiplication bactérienne pour cette mer qui nous éclaire. Bien que la lumière produite ne soit pas suffisante pour remplacer nos bonnes vieilles ampoules, elle permettrait de réduire drastiquement la consommation d’énergie destinée aux « décorations urbaines » comme que les vitrines des magasins, les façades, les marches des escaliers, les panneaux publicitaires ou les guirlandes de noel…
 

A l’occasion de la COP21, un premier prototype de panneau bioluminescence sera testé. Une bonne vitrine pour les trois fondateurs, jeunes diplômés de l’ESCP, qui embauchent aujourd’hui huit salariés. Ils espèrent que leur chiffre d’affaire montera à plus de 10 millions d’euros d’ici 3 ans.
Mais d’autres entreprises se penchent sur le sujet ! Aux Etats-Unis, le Glowing Plant du MIT utilise des plantes luminescentes tandis que la start-up BioPop se concentre sur les micro-algues. Et c’est plutôt bon signe car au delà des économies d’énergie engendrées, la luminescence naturelle évite la pollution lumineuse et ne dérègle pas l’écosystème naturel urbain.
 

Pour l’instant, l’idée fait rêver et le rendu magique ! On attend de voir en vrai !
 
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