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A Stockholm 36% des bus municipaux fonctionnent grâce aux eaux usées

© Jonathan Nackstran - AFP

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A Stockholm, les eaux usées de la ville sont mélangées à d’autres déchets liquides tels que les graisses des restaurants, avant d’être déversées dans des bassins de fermentation. Le biogaz qui s’en dégage est ensuite injecté dans les réservoirs des bus. Initiée dans les années 40, cette technique, d’abord prévue pour alimenter les foyers de la ville en chauffage a été re-dirigée dans les années 90 vers le transport public.
 

Aujourd’hui, plus de 850.000 m3 y sont ainsi recyclés chaque année, de quoi faire pâlir la France. Si l’hexagone accumule autant le retard face à ce type de procédé, c’est parce que la mise en place d’une usine de méthanisation demande de très gros investissements. De plus, contrairement à la Suède, l’injection directe de biogaz dans le réservoir des autobus est interdite. Le gaz produit doit être injecté dans le réseau de gaz de ville, avant d’être redistribué au cas par cas.
 

L’avantage, c’est que le passage au biogaz ne nécessite pas de re-configurer les moteurs des véhicules. Ainsi dans la métropole lilloise, tous les bus sans exception roulent au gaz naturel de ville, dont une partie du biogaz est issu de la fermentation des déchets.
Le gaz, bien qu’étant une énergie fossile au même titre que les carburants « classiques », émet cependant moins de CO2.
 

Puisque la loi sur la transition énergétique fixe un objectif de 10% de biogaz dans la consommation française de gaz naturel en 2030, il n’y a plus qu’à espérer que la RATP tienne son pari en dédiant cette énergie à 20% des bus franciliens.
 
 
 

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