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Et si l’énergie provoquée par le freinage des trains pouvait recharger nos voitures ?

Gare de Saint Pancras - Londres

Gare de Saint Pancras – Londres

Depuis plusieurs années, le système électrique adopté par les réseaux de transport pour faire freiner les trains, en remplaçant les mâchoires de fer par des générateurs, permet d’envoyer l’énergie générée vers des résistances qui l’évacuent sous forme de chaleur. Les différences de tension ou de fréquence entre le courant généré et le courant reçu rendaient jusqu’à présent la réutilisation de cette énergie très complexe et son stockage impossible.
 

Jusqu’alors, le recyclage de cette énergie se limitait au fonctionnement des trains dans lesquels elle était ré-insufflée, comme en témoignent les métros de Renne ou de Rotterdam.
 

Mais depuis 2010, Paris accueille avec succès un « Tram test » servant à expérimenter un procédé de captation de l’énergie de freinage permettant de l’utiliser à des fins plus globales. Ce procédé offre la possibilité de la réinjecter dans le réseau électrique EDF, permettant non plus d’alimenter uniquement les trains, mais aussi les escalators, bornes de recharge et éclairages dans les stations. La possibilité de récupérer 99% de l’énergie de traction générée lors du freinage permettrait, à titre d’exemple, sur une ligne de 21 km, d’économiser suffisamment d’énergie pour faire fonctionner une grande station pendant deux jours.
 

A terme, ce système pourrait alimenter des bâtiments publics ou des industries. Mais il ne pourra malheureusement pas être rattaché au monde domestique, dans lequel le courant utilisé est alternatif.
 

Le fait de renvoyer dans le réseau EDF cette énergie de très bonne qualité, permet de l’utiliser même en l’absence de trains en circulation. Cette technique contourne ainsi la problématique du stockage, principale problème rencontré lors de la gestion de la consommation énergétique.
 

Transports for London, l’équivalent britannique de la RATP, vient d’annoncer le premier contrat mondial mettant en place cette technologie développé depuis plusieurs années par Alstom, et baptisée « Hesop ». L’enseigne travaille également au développement de «smart grid», des bornes servant à l’alimentation de borne de recharge rapide pour véhicules électriques. Un premier démonstrateur du même type, baptisé Train2Car, est déjà installé dans le métro de Madrid.
 

Un dispositif qui devrait participer à la démocratisation de la voiture électrique donc!
 
 
 

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