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Liverpool inaugure un skatepark phosphorescent

© Gareth Jones

© Gareth Jones


 

Le premier skatepark phosphorescent de Grande-Bretagne vient d’être inauguré. Le skatepark d’Everton, un quartier défavorisé de Liverpool, a été confié aux bons soins de l’artiste coréenne Koo Jeong-A suite à un de ses projets très remarqué. C’est en France, sur une île au cœur du lac artificiel de Vassivière dans le Limousin que l’artiste a présenté pour la première fois en 2008 son concept de skatepark phosphorescent à l’occasion de l’exposition « Champ d’expériences ».
 

Oeuvre d’art, espace public, initiative sociale et culturelle, aménagement « durable »… ce skatepark est tout cela à la fois. Il a pour vocation de repousser les limites des pratiques urbaines en offrant aux jeunes l’occasion de rider toute la nuit. Mais il permet également de redynamiser le quartier populaire d’Everton tout en limitant les éclairages excessifs propres à nos villes.
 

© Francois Lichtle

© Francois Lichtle

Dans la même veine, nous vous en avions déjà parlé, le designer hollandais Daan Roosegaarde a conçu, à l’Est d’Eindhoven (Pays-Bas), une piste cyclable « solaire ». Recouverte d’une peinture spéciale, cette dernière emmagasine l’énergie du soleil pendant la journée pour la redélivrer la nuit. Inaugurée il y a un an, la section d’un kilomètre retrace une partie de l’itinéraire cycliste emprunté par le peintre Vincent Van Gogh pour traverser la province de North Brabant, au sud du pays. Les alvéoles lumineuses dessinent au sol des motifs inspirés du célèbre ciel étoilé The Starry Night de l’artiste. Selon Roosegaarde, cette toute nouvelle technique d’éclairage “est beaucoup moins agressive pour les yeux et pour la nature” elle est aussi “une connexion entre les gens et la culture.” Mais surtout, “un moyen intelligent de consommer beaucoup moins d’énergie” (propos recueillis par le Demotivateur).
 
piste
 

Quand on connaît l’effet désastreux de la pollution lumineuse sur le fonctionnement des écosystèmes (dérégulation des cycles du sommeil, perturbation des périodes de reproductions et désorientation des oiseaux migrateurs) , on ne peut qu’approuver ce genre d’initiatives. Mais cela pose une question plus large: nos ciels étoilés sont-ils voués disparaitre pour que l’on ait le désir de les redessiner au sol?
 
 
 

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