Débats

Le monde se « bidonvillise »

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A l’heure de l’évacuation du bidonville de la Petite Ceinture parisienne et du démantèlement de la moitié de la « Jungle » de Calais, retour sur la « bidonvillisation » du monde !
 
Article original de Benoit Georges intitulé « La bidonvillisation du monde » et publié sur le site LesEchos.fr

 

Le rapport « Global Risks » du Forum économique mondial, publié à quelques jours du sommet de Davos, met l’accent sur les dangers liés à une urbanisation non contrôlée.

 

Depuis 2008, selon les calculs de l’ONU, plus de la moitié de l’humanité habite en ville. Et ce n’est qu’un début : en 2050, selon les projections du même organisme, nous serons 6,3 milliards d’urbains sur une planète qui devrait compter plus de 9 milliards d’habitants. Presque les trois quarts des Terriens habiteront alors en ville, contre à peine un tiers en 1950. Le problème est que cette croissance à marche forcée se fait souvent sans aucune planification, avec des infrastructures déficientes ou totalement absentes.

 

Si l’image d’une ville du futur durable et connectée (les fameuses « smart cities ») fait rêver les promoteurs et aménageurs occidentaux, la réalité est tout autre : « Aujourd’hui, 40 % de l’expansion urbaine mondiale se fait dans des bidonvilles », estime le dernier rapport « Global Risks », publié jeudi dernier par le Forum économique mondial de Davos. Au point, indique Julien Damon, professeur associé du master urbanisme de Sciences po (et chroniqueur aux « Echos »), que les spécialistes ont recours à un néologisme pour caractériser le phénomène : la « bidonvillisation ». « Un tiers de la population urbaine habite dans des bidonvilles, soit plus de 1 milliard de personnes. Et cela ne cesse d’augmenter, non plus en raison de l’exode rural, mais parce que c’est en ville que l’on naît aujourd’hui le plus », indique Julien Damon. Cette pression démographique entraîne le développement anarchique de quartiers composés de maisons fragiles, surpeuplées et non reliées aux réseaux d’eau potable et d’assainissement, et un étalement progressif des mégapoles au détriment des zones rurales. « Désormais, ce ne sont plus les gens qui vont vers les villes, mais les villes qui vont vers les gens », résume-t-il.

 
 

Le rapport « Global Risks », publié chaque année pour faire le point sur les risques qui menacent la planète avant le Sommet de Davos (qui se tiendra du 21 au 24 janvier), consacre pour la première fois un chapitre entier à l’ « urbanisation rapide et incontrôlée ».

 
 

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