Brèves

Les idées d’un architecte pour (ré)investir la favela

Publié sur Batiweb

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Le Brésil doit prendre en main son destin afin de mieux répartir ses richesses, en élevant les classes les plus démunies, telles que celles des favelas. Mais une réponse seulement d’ordre architectural ne peut en aucun cas répondre à la question posée. Il faut donner les moyens aux populations de se développer et jouer un rôle économique et social majeur.

 

Les nouveaux enjeux économiques et sociaux tels que décrits par le F.M.I. ne semblent pas pouvoir aider les populations les plus défavorisées. Ces enjeux sont toujours basés sur un système spéculatif, oscillant au gré d’une économie sclérosée et imperméable au confort du plus grand nombre.

 

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Les réels enjeux économiques mondiaux sont directement liés aux problématiques énergétiques, sanitaires et écologiques. C’est-à-dire, qu’il faut repenser notre système occidental tel qu’il est en proposant un autre moyen de consommer les énergies, les aliments, de produire les constructions, les transports et les objets quotidiens. En résumé, il est primordial de créer et de consommer au même endroit.

 

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A quelques exceptions près, nous sommes capables de créer de l’énergie, de cultiver ou d’élever des animaux de ferme, de nous habiller avec des matières premières issues de l’endroit où nous vivons. Donc, il est possible de créer un habitat qui puisse rassembler ces nouveaux enjeux économiques. C’est ce qui est appellé l’Architecture participative. Cette Architecture est responsable, durable et pittoresque.


 

Une unité d’habitation, tuteur d’une serre « bioclimatique »


 
De par sa forme en cheminée, l’architecture responsable offre des espaces de vie sont empilés les uns sur les autres, faciles à chauffer en hiver et à ventiler en été. L’unité d’habitation est articulée autour de la cheminée située au premier niveau et pourra desservir tous les autres étages. En toiture, des panneaux voltaïques produisent de l’énergie qui servira aux besoins du foyer, le reste sera stocké et revendu à la ville.

 

L’unité d’habitation sert également de tuteur à une serre « bioclimatique », à la manière d’un poteau de bois pour un arbuste à peine fleurissant. L’unité d’habitation est le pilier d’un avenir prometteur. Les matières premières et les matériaux présents sur le site seront à recycler et à réintroduire dans la favela : la brique, la pierre, le bois, le béton. L’unité d’habitation ressemblera à une sculpture brutaliste rappelant les totems ou des personnages grotesques forts imposants.

 

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Une autre répartition des richesses, et une participation de tous


 

Une participation de tous les acteurs de la société est nécessaire et primordiale, si l’on veut faire évoluer la situation chaotique de ces populations vers une société de droit et d’espoir. Le système éducatif doit travailler en harmonie avec le système judiciaire et le système politique.

 

Pour se faire, il faut insuffler une nouvelle répartition des richesses et non créer un simple assistanat de l’État. Il doit y avoir un intérêt commun et participatif de la part de tous les acteurs économique et sociaux. L’État devra s’engager dans un premier temps à investir dans les favelas et dans un second temps, ces populations créeront des richesses dont une partie des bénéfices reviendront à l’Etat.


 

Par Benoit Patterlini- http://noart1999.blogspot.fr/


 
 
 

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